France-Deux festivals déprogramment Eagles of Death Metal

le
0
    PARIS, 20 mai (Reuters) - Deux grands festivals français de 
musique ont annoncé vendredi l'annulation des concerts du groupe 
américain Eagles of Death Metal, prévus cet été, à la suite de 
nouveaux propos controversés du chanteur Jesse Hughes sur 
l'attentat du Bataclan, où il se produisait le soir du 13 
novembre 2015. 
    Dans un communiqué commun, les organisateurs de 
"Rock-en-Seine", prévu fin août au parc de Saint-Cloud, près de 
Paris, et de "Cabaret Vert", à la même période à 
Charleville-Mézières (Ardennes), expliquent être "en désaccord 
total avec les récents propos tenus par Jesse Hughes, chanteur 
de Eagles of Death Metal, à un média américain". 
    "Les festivals Cabaret Vert et Rock-en-Seine ont décidé ce 
jour d'annuler les concerts du groupe qui étaient prévus cet 
été. Nous vous remercions pour votre compréhension", peut-on 
lire. 
    Jesse Hughes et ses musiciens étaient en concert au Bataclan 
lors de l'attaque du commando armé qui a fait 90 morts. Les 
membres du groupe de rock étaient parvenus à fuir. 
    Depuis, le leader du groupe, qui est revenu en France, 
multiplie les déclarations polémiques. 
    En mars dernier, il s'était excusé après avoir affirmé que 
les agents de sécurité de la salle de concerts étaient complices 
des assaillants. 
    Dans une interview parue samedi dernier sur Taki's Magazine, 
un site d'informations conservateur américain, Jesse Hughes 
explique avoir la certitude que les membres du commando étaient 
dans la salle "bien plus tôt" et qu'ils les avaient fixés du 
regard. "J'ai mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes à 
notre égard". 
    Il affirme avoir reconnu parmi eux, après coup, Salah 
Abdeslam, le dernier survivant présumé des commandos du 13 
novembre, alors que le jeune homme n'était pas au nombre des 
tireurs. Il ajoute avoir vu "des musulmans célébrer les attaques 
dans la rue" pendant leur déroulement. 
    Jesse Hughes reproche en outre aux Parisiens leur "absence 
de colère" après les attentats. "Ils n'ont pas blâmé l'islam. En 
fait, beaucoup blâmaient les juifs. On avait l'impression qu'ils 
étaient davantage préoccupés que nous n'incitions à la 
xénophobie que de dénoncer les terroristes". 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant