France-Deux châteaux viticoles mis en examen pour des épandages

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    BORDEAUX, 1er novembre (Reuters) - Deux propriétés viticoles 
du Bordelais en appellation Côtes de Bourg ont été mises en 
examen pour des épandages de produits phytosanitaires soupçonnés 
d'être à l'origine de malaises et de nausées chez les élèves 
d'une école primaire en mai 2014, a-t-on appris mardi auprès 
d'un avocat de plaignant. 
    Les deux exploitations ont été mis en examen le 17 octobre 
dernier pour "usage inapproprié de produits 
phytopharmaceutiques" dans le cadre d'une information judiciaire 
ouverte le 30 décembre 2015 à la suite d'une plainte de la 
Sepanso, une fédération d'associations de défense de 
l'environnement dans le Sud-Ouest, qui s'est constituée partie 
civile tout comme l'association Générations futures qui lutte 
contre l'usage des pesticides dans la viticulture. 
    Le 5 mai 2014 une vingtaine d'élèves de l'école primaire de 
Villeneuve-de-Blaye (Gironde) avaient été pris de malaises, ou 
de maux de gorges et de picotements aux yeux. Les enfants 
avaient été confinés dans l'établissement et une institutrice 
avait dû être transportée à l'hôpital.  
    Ces malaises étaient survenus après des épandages successifs 
par deux exploitations voisines, l'une en agriculture 
conventionnelle, le Château Escalette, l'autre en agriculture 
biologique, le Château Castel La Rose. 
    L'Agence régionale de Santé (ARS) avait été alertée et une 
enquête administrative avait conclut que les produits utilisés 
étaient autorisés. 
    Une première plainte avait été classée sans suite mais le 
parquet de Libourne avait ouvert une nouvelle information 
judiciaire à la suite de la plainte de la Sepanso. 
    "Nous ne menons pas un combat contre la viticulture car on 
ne peut pas faire de vin sans traiter, que ce soit en bio ou en 
conventionnel", a dit à Reuters Me François Ruffié, avocat de la 
Sepanso, confirmant des informations du journal Sud-Ouest. 
    "C'est un combat contre les excès et l'inconscience de 
certains", a-t-il ajouté en précisant que la plainte ne porte 
pas sur la mise en danger d'autrui mais sur l'infraction au code 
rural.  
    La justice reproche aux deux exploitations d'avoir procédé à 
des épandages ce jour-là alors que les conditions de vent 
n'étaient pas appropriées. 
    Pour l'avocat, cette affaire a contribué à une prise de 
conscience. "Le discours a évolué, les pratiques ont commencé à 
évoluer aussi", a-t-il déclaré. 
    Au mois de juillet dernier la filière viticole bordelaise et 
les autorités régionales ont signé un plan visant à réduire dans 
les meilleurs délais l'usage des pesticides.     
 
 (Claude Canellas, édité par Myriam Rivet) 
 
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