France-Deux candidats à la reprise des chantiers navals STX

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    NANTES, 7 septembre (Reuters) - Deux candidats se sont 
manifestés pour la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire 
(Loire-Atlantique), alors que leur maison-mère coréenne STX 
 011810.KS  doit présenter vendredi un important plan de 
restructuration à la justice sud-coréenne, a-t-on appris 
mercredi au ministère de l'Economie et des Finances. 
    Bercy confirme des informations du quotidien Ouest-France, 
selon lequel "le gouvernement mène depuis plusieurs semaines des 
discussions approfondies avec "un consortium d'acheteurs 
intéressés, dont un industriel du secteur". 
    Un "second candidat crédible" s'est lui aussi manifesté, 
"mais plus tardivement", précise Ouest-France. 
    La perspective d'une revente de STX France inquiète les 
syndicats de l'entreprise, comme Force ouvrière, qui a écrit au 
Premier ministre Manuel Valls pour "solliciter une audience dans 
les meilleurs délais" à ce sujet, et obtenir une "intervention 
urgente" de l'État français, actionnaire minoritaire de STX 
France à hauteur de 33 %. 
    Bruno Retailleau, président (LR) du conseil régional des 
Pays de la Loire, a lui écrit vendredi au ministre de l'Economie 
Manuel Sapin pour lui rappeler que sa collectivité était prête à 
prendre une "participation au tour de table financier" en cas de 
reprise, même si elle "privilégie une solution de reprise 
industrielle". 
     
    CARNET DE COMMANDES PLEIN 
    Cette revente des ex-chantiers de l'Atlantique, annoncée à 
plusieurs reprises ces deux dernières années mais jamais 
concrétisée jusqu'alors, survient alors que leur carnet de 
commandes est plein. 
    STX France a ainsi mis à l'eau vendredi le MSC Meraviglia, 
le "navire-amiral" de leur client historique MSC. Le paquebot 
est le premier d'une série de quatre, commandés en 2014 par le 
croisiériste suisse, auxquels se sont ajoutés en avril dernier 
quatre autres navires, encore plus gros.  
    Son concurrent américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) 
avait commandé pour sa part en mai trois autres paquebots aux 
ex-chantiers de l'Atlantique, assurant ainsi du travail pour 
leurs 6.000 salariés et sous-traitants pour les dix prochaines 
années. 
    L'armateur suisse s'était dit vendredi "tout à fait serein" 
sur le devenir des ex-chantiers de l'Atlantique, dans la 
perspective de la restructuration de leur maison-mère. 
    "On sait que les savoir-faire sont ici, et nos relations 
avec le gouvernement français - qui a une minorité de blocage - 
sont excellentes", a dit à Reuters Patrick Pourbaix. "Ce n'est 
en tous cas pas de nature à remettre en cause nos plans." 
 
 (Guillaume Frouin, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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