France-Deux candidats à la reprise des chantiers navals STX

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    * Des négociations exclusives avec un consortium 
    * La maison-mère coréenne placée en liquidation? 
    * Le carnet de commandes de Saint-Nazaire est plein 
 
 (Actualisé avec précisions sur les négociations) 
    NANTES, 7 septembre (Reuters) - Deux candidats se sont 
manifestés pour la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire 
(Loire-Atlantique), alors que leur maison-mère coréenne STX 
 011810.KS  doit présenter vendredi un important plan de 
restructuration à la justice sud-coréenne, a-t-on appris 
mercredi au ministère de l'Economie et des Finances.     
    "Le gouvernement mène des discussions approfondies avec un 
consortium d'acheteurs intéressés, dont un industriel du secteur 
de la construction navale civile", précise-t-on de source proche 
du ministère, confirmant des informations de Ouest-France. "Il 
existe un autre candidat à la reprise, ce qui est en soi une 
bonne nouvelle pour les Chantiers, qui suscitent un réel intérêt 
de la part d'acteurs crédibles." 
    Bercy explique que ces discussions "sont menées de manière 
proactive et en anticipation du processus de cession en Corée".  
    Vendredi prochain, l'administrateur judiciaire nommé par le 
tribunal coréen présentera un rapport sur la base duquel le 
tribunal évaluera si un redressement est possible ou si la 
société doit être liquidée.  
    "Les intentions de l'administrateur judiciaire sont connues 
puisque, avec l'accord du tribunal, il a pris les dispositions 
nécessaires pour lancer un processus de cession", dit la source 
proche du ministère français de l'Economie et des Finances.  
    Mais si le 9 septembre sera une "étape importante", ce ne 
sera pas la date du choix d'un repreneur, ajoute la source.  
    "Les conditions d'un accord entre l'État et ce consortium ne 
sont à ce stade pas remplies, et il est donc trop tôt pour que 
l'État exprime sa préférence", précise Bercy. 
    La perspective d'une revente de STX France inquiète les 
syndicats de l'entreprise, comme Force ouvrière, qui a écrit au 
Premier ministre Manuel Valls pour "solliciter une audience dans 
les meilleurs délais" à ce sujet, et obtenir une "intervention 
urgente" de l'État français, actionnaire minoritaire de STX 
France à hauteur de 33 %. 
     
    CARNET DE COMMANDES PLEIN 
    Outre cette participation, la France peut également 
s'appuyer sur la réglementation s'appliquant aux investissements 
étrangers en France dans les secteurs stratégiques, ce qui est 
le cas de STX France, chantier aux capacités militaires 
    Bruno Retailleau, président (LR) du conseil régional des 
Pays de la Loire, a lui écrit vendredi au ministre de l'Economie 
Manuel Sapin pour lui rappeler que sa collectivité était prête à 
prendre une "participation au tour de table financier" en cas de 
reprise, même si elle "privilégie une solution de reprise 
industrielle". 
    Cette revente des ex-chantiers de l'Atlantique, annoncée à 
plusieurs reprises ces deux dernières années mais jamais 
concrétisée jusqu'alors, survient alors que leur carnet de 
commandes est plein. 
    STX France a ainsi mis à l'eau vendredi le MSC Meraviglia, 
le "navire-amiral" de leur client historique MSC. Le paquebot 
est le premier d'une série de quatre, commandés en 2014 par le 
croisiériste suisse, auxquels se sont ajoutés en avril dernier 
quatre autres navires, encore plus gros.  
    Son concurrent américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) 
avait commandé pour sa part en mai trois autres paquebots aux 
ex-chantiers de l'Atlantique, assurant ainsi du travail pour 
leurs 6.000 salariés et sous-traitants pour les dix prochaines 
années. 
    L'armateur suisse s'était dit vendredi "tout à fait serein" 
sur le devenir des ex-chantiers de l'Atlantique, dans la 
perspective de la restructuration de leur maison-mère. 
    "On sait que les savoir-faire sont ici, et nos relations 
avec le gouvernement français - qui a une minorité de blocage - 
sont excellentes", a dit à Reuters Patrick Pourbaix, directeur 
général de MSC. "Ce n'est en tous cas pas de nature à remettre 
en cause nos plans." 
 
 (Guillaume Frouin, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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