France-Des ténors de l'UMP rejettent une éventuelle cohabitation

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PARIS, 28 août (Reuters) - Des ténors de l'UMP rejettent l'idée d'une cohabitation avec François Hollande en cas de dissolution de l'Assemblée et de législatives anticipées, appelant implicitement le président à démissionner dans un tel cas de figure. Lors d'un bureau politique extraordinaire mercredi soir, le principal parti d'opposition a appelé Manuel Valls à engager "sa responsabilité dès la session extraordinaire" qui débute le 9 septembre. Le Premier ministre a annoncé mardi qu'il soumettrait son nouveau gouvernement à un vote de confiance "en septembre ou en octobre", mais pour l'UMP la crise politique actuelle impose un vote "en urgence". L'opposition considère que Manuel Valls n'est plus assuré d'obtenir une majorité depuis la formation d'un nouveau gouvernement excluant les ministres les plus à gauche, au grand dam des "frondeurs" du parti qui réclament un nouveau cap. Si l'UMP est unanime à vouloir un vote de confiance rapide, les avis sont moins tranchés sur une dissolution de l'Assemblée en cas de vote négatif pour le chef du gouvernement. Plusieurs ténors du parti cherchent toutefois à éviter le piège d'une cohabitation, comme celle qui avait vu Jacques Chirac composer avec François Mitterrand de 1986 à 1988, et qui avait débouché sur la réélection du président socialiste en 1988. JUPPÉ NE VEUT NI DISSOLUTION NI COHABITATION "La première étape est de vérifier que la majorité actuelle soutient le premier ministre. Et si on se rend compte que ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'autre solution que de retourner au peuple", a expliqué jeudi François Fillon sur BFM-TV. L'ex-Premier ministre a de nouveau exclu l'éventualité d'une cohabitation avec la gauche si la droite l'emportait, ce qui sous-entend que François Hollande devrait démissionner pour résoudre la crise qui en découlerait. Cette position est partagée par la député européenne Nadine Morano. "Je suis contre une cohabitation avec François Hollande, ça c'est certain. C'est pas possible, comment voulez-vous gouverner avec une personnalité pareille", a-t-elle dit sur France Info. L'ancien ministre Xavier Bertrand pousse aussi dans ce sens. "La seule élection qui apportera la clarté nécessaire pour savoir ce que les Français veulent, c'est l'élection présidentielle", a-t-il dit sur RTL. Cité par Le Parisien, jeudi, Alain Juppé, membre du triumvirat à la tête de l'UMP et candidat pour 2017, n'est favorable ni à une dissolution, ni à une cohabitation en cas de victoire de l'UMP à des législatives anticipées. "Ça ne me séduit pas vraiment beaucoup de me lancer dans ce genre de cohabitation. La dissolution est une forme de crise politique, je ne suis pas sûr que nous ayons besoin de cela dans la situation du pays", dit le candidat à la primaire UMP. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • .jpeg le jeudi 28 aout 2014 à 13:23

    Ce serait bien que le centre éclaircisse aussi sa position sur le sujet notamment Bayrou.