France-Des parlementaires se mobilisent en faveur de Kerviel

le , mis à jour à 12:25
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PARIS, 27 mai (Reuters) - Des parlementaires français se mobilisent pour obtenir la révision du procès de l'ex-trader de la Société générale SOGN.PA Jérôme Kerviel après la publication de déclarations d'une commandante de police qui dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer ses agissements. David Koubbi, l'avocat de Jérôme Kerviel, condamné pour avoir pris des positions non couvertes qui se sont soldées par une perte de 4,9 milliards d'euros, a déposé une demande à la cour de révision. ID:nL5N0Y9276 Six parlementaires, appartenant à diverses sensibilités politiques, ont appuyé cette demande mercredi lors d'une conférence de presse et exigé la création d'une commission d'enquête parlementaire pour "lever les zones d'ombre". Ils ont annoncé qu'ils allaient adresser un courrier à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, afin qu'elle lance la procédure de révision, une décision écartée à ce stade. "Aujourd'hui, on sort de l'affaire Kerviel pour entrer dans le scandale de la Société générale", a affirmé le député PS Yann Galut, à l'initiative de cette mobilisation. Outre le député PS Yann Galut, qui est avocat, l'UMP Georges Fenech, magistrat de profession, l'écologiste Eric Alauzet, le divers droite Nicolas Dupont-Aignan, le sénateur Front de gauche Eric Bocquet et la députée européenne Eva Joly (EELV), elle aussi ancienne magistrate, participaient à cette réunion. Auditionnée dans le cadre d'une information judiciaire pour "faux, usage de faux et escroquerie au jugement" ouverte en 2014 à la suite de plaintes déposées par Jérôme Kerviel, la policière chargée de l'enquête aurait déclaré le 9 avril avoir eu le sentiment d'être "instrumentalisée" par la Société générale, selon Mediapart. Le juge d'instruction Roger Le Loire a depuis saisi la brigade financière pour vérifier les points soulevés par celle qui a quitté la police judiciaire il y a quelques mois, selon une source judiciaire. Jérôme Kerviel a dit lors de son procès ne pas avoir informé ses supérieurs des positions qu'il prenait mais estimé que la Société générale ne pouvait pas ne pas savoir. Il a été condamné en appel en juin 2012 à cinq ans de prison dont trois ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux. En mars dernier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation et a annulé le volet civil de la décision qui prévoyait 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la Société générale. Un nouveau procès en civil aura lieu en 2016. Pour la banque, les déclarations de la policière n'apportent aucun élément neuf. (Emile Picy, édité par Yves Clarisse)


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  • xk8r le mercredi 27 mai 2015 à 13:04

    il faut mettre la direction générale de la SG au niouff....Bouton doit payer pour ses mensonges

  • xk8r le mercredi 27 mai 2015 à 12:38

    il faut mettre bouton en taule à la place de kerviel. c'est pourtant simple !

  • M940878 le mercredi 27 mai 2015 à 12:27

    quand on sait que l'affaire du Crédit Lyonnais n'est pas encore terminée , mais à l'époque mittérandienne , c'était l'état qui était actionnaire majoritaire ...

  • jyth01 le mercredi 27 mai 2015 à 12:24

    On le dit depuis le début: quand on a un peu de bon sens, eu un compte en banque, quelques notions d'informatique, on ne peut croire la thèse de sa hiérarchie, ou alors il faut vite enlever son argent des banques. Sur de tels montants, il est impossible de passer inaperçu, alors que un compte lambda est géré au centime près!!! Kerviel est coupable et a payé, mais sa hiérarchie, les magistrats et politiques qui l'ont utilisé comme fusible doivent être poursuivis