France-Des milliers de jeunes dans la rue contre la loi Travail

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    * Des cortèges à Paris, Lyon ou Toulouse 
    * Moins de manifestants que le 9 mars mais plus de lycées 
bloqués 
    * Quelques échauffourées 
    * Un test avant la journée du 31 mars 
 
    PARIS, 17 mars (Reuters) - Plusieurs milliers de lycéens et 
d'étudiants ont défilé jeudi partout en France pour demander le 
retrait du projet de réforme du Code du travail, remanié par le 
gouvernement mais toujours contesté par certains syndicats de 
salariés et de jeunes.     
    Cette journée organisée à l'appel de 23 organisations 
constitue pour l'exécutif un test intermédiaire, entre la 
mobilisation du 9 mars - qui a rassemblée entre 224.000 et 
500.000 personnes - et celle du 31 mars, présentée comme le 
principal rendez-vous des adversaires du texte. 
    Ils étaient cette fois 700 à Marseille, 2.700 à Nantes et 
3.000 à Lyon selon la police, entre 2.500 et 4.000 à Bordeaux, 
entre 6.500 et 10.000 à Toulouse, entre 2.700 et environ 10.000 
à Rennes, autour de 1.000 à Strasbourg et plusieurs milliers à 
Paris. 
    Ces chiffres sont en recul par rapport à ceux de la semaine 
dernière mais les jeunes manifestaient alors en compagnie de 
syndicats de salariés, à commencer par la CGT et Force ouvrière. 
    "Si on regarde le chiffre des manifestants, quasiment 
partout on a des augmentations, voire parfois un nombre 
d'étudiants et de lycéens qui double", selon le président du 
syndicat étudiant Unef, William Martinet, interrogé par BFM TV. 
     
    "ON VAUT MIEUX QUE ÇA" 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis lundi dernier 
aux partenaires sociaux une nouvelle mouture de la réforme, qui 
satisfait la CFDT mais pas les opposants les plus résolus, 
notamment l'Unef, et les lycéens de l'UNL et de la Fidl. 
    "Ces annonces de lundi dernier n'ont absolument pas 
convaincu. Certes, on a réussi à imposer à ce gouvernement des 
reculs sur le temps de travail des apprentis, sur les indemnités 
prud'homales", a déclaré William Martinet. 
    "Mais le coeur du projet de loi, le fait d'augmenter le 
temps de travail, de baisser la rémunération, de faciliter les 
licenciements économiques, tout ça est présent dans le projet de 
loi", a poursuivi le chef de fil du syndicat étudiant. 
    "On vaut mieux que ça", pouvait-on par exemple lire sur la 
banderole en tête du cortège à Bordeaux, reprenant là un slogan 
qui a fleuri sur les réseaux sociaux. 
    De brèves échauffourées ont eu lieu, notamment à Paris où, 
selon une source policière, deux policiers ont été légèrement 
blessés et trois personnes placées en garde à vue. 
    A Rennes, un policier a été blessé lors d'échanges de 
projectiles avec les manifestants et la gare ferroviaire a été 
envahie par plusieurs centaines de personnes, délogées par la 
suite par les forces de police. 
    Selon le ministère de l'Education nationale, 115 lycées 
faisaient l'objet de blocages en fin de matinée, contre 90 le 9 
mars. Le syndicat lycéen UNL recensait quant à lui 200 
établissements bloqués. 
    L'humeur de la jeunesse est suivie attentivement par le 
gouvernement, dix ans après le mouvement qui a contraint le 
Premier ministre d'alors, Dominique de Villepin, à retirer le 
Contrat première embauche (CPE), et à un peu plus d'un an du 
scrutin présidentiel. 
    La ministre du Travail, Myriam El Khomri, doit présenter son 
texte lors du conseil des ministres du 24 mars.    
 
 (Service France, édité par Simon Carraud) 
 
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  • a.lauver le jeudi 17 mar 2016 à 17:03

    Marrant l'affiche "on vaut mieux que ça" j'espere que celui qui la tient n'aspire pas a devenir salarié mais plutot indépendant ou auto-entrepreneur :o) Du coup on se demande ce qu'il fait dans la manif