France-Des milliers d'opposants à ND-des-Landes manifestent

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    NANTES, Loire-Atlantique, 9 janvier (Reuters) - Des milliers 
de personnes ont manifesté samedi, avec plusieurs centaines de 
tracteurs, sur le boulevard périphérique de Nantes contre toute 
expulsion d'agriculteurs du site du projet d'aéroport de 
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). 
    Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci 
concessionnaire du projet d'aéroport, entend réclamer mercredi 
au tribunal de grande instance de Nantes l'expulsion de paysans 
installés sur cette "zone d'aménagement différé" (ZAD). 
    Cette audience devait se tenir entre les deux tours des 
élections régionales de décembre mais a été ajournée après la 
conclusion d'un accord entre le Parti socialiste et Europe 
Ecologie-Les Verts (EELV) sur la réalisation d'une "étude 
indépendante" sur l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes. 
    La défaite du vice-président PS sortant Christophe Clergeau, 
battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet 
accord. Les opposants au projet réclament aujourd'hui au chef de 
l'Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de 
cette même "étude indépendante".  
    "A partir de là, l'abandon de Notre-Dame-des-Landes coulera 
de source", estime Julien Durand, une figure du mouvement. 
    La demande d'expulsion des paysans fait suite au rejet, en 
juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au 
projet d'aéroport.  
    Ceux-ci estiment toutefois qu'une expulsion serait contraire 
aux engagements du gouvernement, qui a subordonné selon eux en 
2014 la construction de l'aéroport à l'extinction des recours en 
justice, y compris ceux en appel et les pourvois en cassation. 
    Quelque 7.200 marcheurs, 1.600 cyclistes et 350 tracteurs, 
selon la police, 20.000 manifestants et 400 tracteurs selon les 
organisateurs, ont défilé samedi sur le périphérique de Nantes 
pour s'y opposer 
    Les organisateurs ont dit avoir voulu "préserver de toute 
tentation" les opposants les plus radicaux au projet. Lors des 
deux précédentes, dans le centre-ville de Nantes, des casseurs 
avaient commis d'importantes dégradations.   
 
 (Guillaume Frouin, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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