France-Des jeunes s'en prennent à deux commissariats à Paris

le , mis à jour à 18:57
3
 (Actualisé avec préfecture, Nantes) 
    PARIS, 25 mars (Reuters) - Des jeunes ont jeté vendredi des 
projectiles sur la façade de deux commissariats parisiens pour 
protester contre les violences policières subies la veille par 
un manifestant et ont pillé des magasins. 
    Ils ont visé les commissariats des Xe et XIXe 
arrondissements en proférant "des slogans hostiles", a-t-on dit 
de source policière. 
    La préfecture de police de Paris fait état d'"exactions 
importantes" et du pillage de "plusieurs magasins". Les 
manifestants ont été dispersés "sans heurt", précise-t-elle dans 
un communiqué. 
    L'un des auteurs présumés des dégradations a été interpellé 
dans le XIXe arrondissement. 
    Des images diffusées par des chaînes de télévision et sur 
internet montrent des jets de pierres et de mobilier urbain. 
    Le ministre de l'Intérieur a promis de remettre à la justice 
les auteurs des violences et de sanctionner les dérapages 
policiers. 
    "Les fauteurs de trouble qui s'en sont pris aux édifices 
publics et ont saccagé des commerces seront identifiés et remis 
à la justice", déclare Bernard Cazeneuve dans un communiqué.     
    Il estime qu'il ne faut faire "aucun amalgame (...) entre 
les lycéens qui exercent leur droit de manifester et quelques 
casseurs opportunistes" et qu'il ne faut pas réduire les 
policiers "au geste inacceptable commis par l'un d'entre eux". 
    La vidéo d'un policier frappant un lycéen parisien en marge 
des manifestations contre la réforme du Code du travail a 
conduit la préfecture de police et le parquet de Paris à ouvrir 
des enquêtes, toutes deux confiées à l'Inspection générale de la 
police.   
    Les policiers doivent être "irréprochables", a déclaré 
Bernard Cazeneuve lors d'un déplacement à Marseille vendredi. 
"Et ceux qui outrepassent leurs prérogatives doivent être 
sanctionnés avec la plus grande fermeté."     
    Le syndicat étudiant Unef a critiqué la "répression 
policière" et les lycéens de la Fidl ont fustigé "des 
agissements qui ne sont pas dignes des forces de l'ordre", tout 
en "condamn(ant) fortement et fermement les violences commises 
par des groupes cagoulés extérieurs aux lycées" qui "ne 
reflètent en rien la mobilisation des jeunes contre la loi 
Travail". 
    A Nantes, un jeune homme de 20 ans a été condamné vendredi 
en comparution immédiate à quatre mois de prison fermes et 
maintenu en détention, au lendemain des heurts qui ont émaillé 
la manifestation de lycéens et étudiants contre la loi Travail. 
 
 (Simon Carraud avec Guillaume Frouin à Nantes, édité par Sophie 
Louet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dotcom1 le vendredi 25 mar 2016 à 16:20

    Envoyez la note à William Martinet.

  • NYORKER le vendredi 25 mar 2016 à 15:28

    Ah ces jeunes !!! c'est pas bien de caillasser les commissariats , faut pas recommencer .

  • M7093115 le vendredi 25 mar 2016 à 14:59

    La chienlit des " jeunes " première étape vers le terrorisme