France-Des gardes du corps de la police ont une caisse noire-presse

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    PARIS, 30 septembre (Reuters) - Le directeur général de la 
police nationale, Jean-Marc Falcone, promet la fermeté et 
l'ouverture d'une enquête si l'existence d'une caisse noire des 
policiers chargés de la protection des hautes personnalités 
était prouvée. 
   Selon Le Parisien, paru vendredi, cette caisse, surnommée "La 
motte", est alimentée par les généreux pourboires versés par des 
personnalités étrangères aux policiers chargés de les protéger 
lors de leur passage en France. 
   Cette somme, estimée à plus de 300.000 euros par an, serait 
issue d'une forme de tradition et bénéficierait exclusivement 
aux 70 fonctionnaires de la Division des missions temporaires du 
Service de protection des hautes personnalités (SPHP). 
   Un policier anonyme cité par le quotidien affirme que, dans 
certains cas, ces dons visent à inciter les membres du service à 
fermer les yeux lorsqu'une délégation se rend coupable de 
certains délits. "Cela devient le prix du secret", dit-il. 
   Les dons seraient effectués le plus souvent en liquide, à 
hauteur de plusieurs milliers d'euros, conservés dans un 
coffre-fort du service pour empêcher les vols, et répartis entre 
tous ses membres pour éviter les tensions. 
   "Comme pour tout fonctionnaire, il est interdit pour les 
policiers de recevoir de la part d'un tiers des gratifications 
pour l'accomplissement de leur mission", assure Jean-Marc 
Falcone au Parisien. 
    Soulignant que de "telles pratiques sont illégales", il 
affirme que "tout manquement porté à la connaissance des chefs 
de service conduit systématiquement à une enquête 
administrative, voire judiciaire". 
    "Un tel comportement, s'il était avéré, serait inadmissible 
et entraînerait immédiatement l'ouverture d'une enquête confiée 
alors à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)", 
ajoute le "patron" de la police nationale. 
    Jérôme Karsenti, avocat de l'association anti-corruption 
Anticor, souligne dans le même quotidien qu'une telle pratique 
serait d'abord un délit fiscal, entraînerait des sanctions 
disciplinaires et constituerait aussi un délit pénal, un fait de 
concussion puni jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros 
d'amende.  
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • aerosp il y a 2 mois

    au delà de l'os