France-Des étudiants passés des camps de migrants à Sciences Po

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    * Une vingtaines d'étudiants réfugiés et demandeurs d'asile 
    * Une majorité de Syriens 
 
    par Pauline Mevel et Ingrid Melander 
    PARIS, 15 mars (Reuters) - Minawar Ahmadzai est arrivé à 
Paris il y a quatre mois, a dormi dans un parc pendant plusieurs 
semaines et voilà désormais ce demandeur d'asile afghan, âgé de 
27 ans, devenu étudiant à Sciences Po. 
    La prestigieuse école parisienne accueille depuis la semaine 
dernière une vingtaine de réfugiés et demandeurs d'asile, dont 
une majorité de Syriens, qui suivent là des cours d'anglais et 
de français. 
    Parmi eux, certains venaient d'entamer leurs études avant de 
prendre la route de l'exil, d'autres sont déjà diplômés de 
l'enseignement supérieur.  
    "C'est une première étape pour moi sur le chemin d'un 
brillant avenir", explique en anglais Minawar Ahmadzai, père de 
trois enfants restés à Kaboul. 
    "Je commence à me décrisper. Je suis heureux parce que ma 
vie n'est plus en danger. Je veux rester ici toute ma vie", 
ajoute-t-il. 
    L'un de ses camarades du jour, Mohammed Salah Uddin Ahmed, a 
obtenu un diplôme d'anthropologie au Bangladesh avant de quitter 
son pays pour échapper à des menaces de mort. Aujourd'hui, il 
aimerait poursuivre un master en sciences sociales mais doit 
d'abord améliorer son anglais et son français, très hésitant. 
    Il dit avoir tenté sa chance dans plusieurs universités, pas 
seulement à Paris, avant de rencontrer Alyette Tritsch, à 
l'origine avec d'autres étudiants de Sciences Po de cette 
initiative soutenue par la direction de son établissement. 
     
    CURSUS NORMAL 
    "L'aboutissement pour moi ce serait qu'ils parviennent à 
créer des liens avec la société française et qu'ils puissent 
s'intégrer dans l'éducation supérieure s'ils en ont envie", 
explique cette étudiante en développement international. 
    L'idée lui est venue en septembre, lorsqu'elle a visité des 
camps de migrants et rencontré des demandeurs d'asile désireux 
d'apprendre les langues. 
    Elle a alors contribué à fonder la branche française de 
Kiron, une ONG allemande qui accompagne des migrants dans leur 
nouvelle vie et les aide notamment à surmonter les obstacles 
administratifs. 
    Sciences Po réfléchit désormais à la possibilité d'assouplir 
ses conditions d'admission pour permettre à certains de ces 
étudiants d'intégrer le cursus normal même s'ils sont, par 
exemple, arrivés en France sans la copie de leurs diplômes. 
    En attendant, l'école installée au coeur du très chic 
quartier de Saint-Germain-des-Prés met à leur disposition une 
salle des classe et des professeurs de langue, parmi lesquels 
George Ferenci.      
    "Je suis né dans un camp moi-même, j'étais migrant après la 
guerre et c'est formidable pour moi d'être capable de 
transmettre", dit cet enseignant, né en 1951 dans un camp de 
réfugiés en Autriche de parents hongrois, qui se sont ensuite 
envolés pour le Canada. 
 
 (Edité par Simon Carraud) 
 
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  • M1903733 le mardi 15 mar 2016 à 22:45

    fdha ne te poses pas cette question on va croire que tu ne le sais pas !

  • fdha le mardi 15 mar 2016 à 18:52

    avec quels moyens?precisez qui va payer,s'il vous plait...!