France-Des centaines de policiers manifestent à Viry-Châtillon

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    VIRY-CHATILLON, Essonne, 8 novembre (Reuters) - Un mois jour 
pour jour après l'attaque au cocktail Molotov qui a grièvement 
blessé deux policiers à Viry-Châtillon (Essonne), quelques 
centaines de fonctionnaires se sont rassemblés mardi soir sur 
les lieux pour montrer que leur colère était intacte. 
    D'autres rassemblements étaient prévus au même moment en 
province, notamment à Bordeaux, avant de nouvelles 
manifestations mercredi et jeudi. 
    En dépit de l'annonce d'une enveloppe de 250 millions 
d'euros par le gouvernement, les policiers engagés dans la 
contestation hors de tout cadre syndical estiment ne pas avoir 
été entendus et revendiquent une "mobilisation historique". 
    Ils se sont réunis dans la soirée devant la mairie de 
Viry-Châtillon "dans le silence et la dignité" en réaffirmant 
leur refus de toute "tentative de récupération et de division", 
selon le mot d'ordre des organisateurs. 
    Fidèles à leurs manifestations nocturnes, les policiers en 
colère sont arrivés devant la mairie, pour certains avec des 
cibles placardées dans le dos ou la bouche bâillonnée, signalant 
leur devoir de réserve qui leur est imposé. 
    Si les syndicats de police reçus récemment par François 
Hollande se sont montrés satisfaits du plan du gouvernement, les 
policiers frondeurs estiment n'avoir été qu'en partie, voire pas 
du tout, entendus.   
    Ils réclament notamment plus de moyens, des conditions de 
travail plus dignes, une extension de la légitime défense et 
moins de pression de la part de la hiérarchie. 
    Dénonçant les puissants syndicats de police, ils ont créé 
une association chargée de porter leurs revendications. Ils ont 
également désigné pour porte-parole une femme gardien de la paix 
dans les Yvelines. 
     Elle remplace l'une des voix de la contestation policière, 
l'ancien du service d'élite du Raid Robert Paturel qui s'est 
retiré après avoir été accusé - à tort selon lui - d'être proche 
du Front national. 
    Des initiateurs du mouvement se sont vus reprocher d'avoir 
choisi des lieux de ralliement chers à l'extrême droite, comme 
la statue de Jeanne d'Arc à Paris. Mais certains militaient 
auparavant dans des syndicats classés à gauche. 
 
 (Jacky Naegelen et Gérard Bon, édité par Simon Carraud) 
 
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