France-Dernière rentrée parlementaire à l'ombre de la présidentielle

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    PARIS, 26 septembre (Reuters) - Députés et sénateurs 
effectuent mardi leur dernière rentrée d'une législature qui 
sera interrompue dès la fin février pour la campagne des 
élections présidentielles, les 23 avril et 7 mai, puis des 
législatives les 11 et 18 juin. 
    La gauche, qui avait remporté haut la main les législatives 
de juin 2012, dispose de cinq mois pour présenter ses dernières 
réformes mais a été très affaiblie depuis cinq ans, perdant les 
unes après les autres les élections législatives partielles 
avant de se déchirer entre ses différentes composantes puis, 
plus grave, au sein même du groupe socialiste. 
    L'automne sera consacré à l'examen du projet de loi de 
finances (PLF) marqué par le prélèvement à la source de l'impôt 
sur les revenus et du projet de loi de financement de la 
Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017. 
    Mais les débats ne devraient guère enflammer l'hémicycle, 
majorité comme opposition sachant bien que la nouvelle équipe 
issue des urnes, de droite ou de gauche, présentera dès juillet 
des projets de loi corrigeant ces deux budgets. 
    Pour le président du groupe PS, Bruno Le Roux, cette 
"dernière ligne droite" doit être utilisée "pour donner du 
relief à ce que l'on a fait depuis 2012 et déjà commencer à 
mettre la droite en situation d'assumer les propositions de sa 
primaire". 
    "Il faut faire en sorte que le débat ait lieu ici", a-t-il 
expliqué à Reuters. "Jusqu'à la fin février nous avons tout 
intérêt en faire en sorte que dans ce lieu on montre qu'on a été 
en activité jusqu'au bout". 
    Le président du groupe des radicaux de gauche, Roger-Gérard 
Schwartzenberg, se montre moins optimisme et craint que les 
primaires de gauche et de droite et l'approche des élections 
portent ombrage au Parlement d'autant plus, estime-t-il, "qu'à 
part le budget, l'ordre du jour n'est pas super attractif". 
    Son homologue du groupe Les Républicains, Christian Jacob, 
juge pour sa part "qu'il ne reste plus grand-chose" à l'ordre du 
jour hormis le projet de loi de finances pour 2017. 
    "On va gérer le dernier gros mensonge du quinquennat. Ce 
budget c'est du n'importe quoi. Le seul sujet va être ce 
mensonge autour de la loi de finances", a-t-il dit à Reuters. 
    Ces derniers mois seront consacrés également à l'adoption 
définitive de plusieurs textes comme celui de lutte pour la 
transparence et contre la corruption - la loi dite "Sapin II" - 
ou celui sur la modernisation de la justice. 
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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