France-Déficit des paiements réduit à E4,3 mds en 2015

le
1
 (Actualisé avec précisions) 
    PARIS, 12 avril (Reuters) - Le déficit des transactions 
courantes de la France s'est nettement réduit en 2015, profitant 
notamment de la réduction de la facture énergétique pour 
s'établir à 4,3 milliards d'euros, contre 19,7 milliards d'euros 
en 2014, a annoncé mardi la Banque de France.  
    Selon ces premiers résultats pour l'année dernière, qui 
seront complétés par rapport détaillé fin juin, date habituelle 
de la publication de la balance des paiements, le déficit des 
transactions courantes a représenté l'équivalent de 0,2% du 
produit intérieur brut (PIB) de la France, contre 0,9% du PIB en 
2014. 
    Le solde des transactions courantes de la balance des 
paiements est donc proche de l'équilibre, a observé le 
gouverneur de la banque centrale française François Villeroy de 
Galhau lors d'une conférence de presse.  
    Le déficit de biens a atteint son plus faible niveau depuis 
2006, à 24,3 milliards d'euros, cette amélioration découlant 
principalement d'une diminution de la facture énergétique, 
estimée à 14,7 milliards d'euros en 2015. 
    Pénalisé par l'effet des attentats de novembre à Paris et 
Saint-Denis, combiné aux progrès de compétitivité du secteur 
touristique dans les pays étranger, le solde net des services a 
reculé, à 9,1 milliards d'euros contre 17,8 milliards d'euros en 
2014.     
    "Si l'excédent des services avait été équivalent aux 
performances observées au cours des trois années précédentes 
(environ 20 milliards d'excédent contre neuf cette année), le 
solde des transactions courantes aurait renoué, toutes choses 
égales par ailleurs, avec la situation légèrement excédentaire 
dont a bénéficié l'économie française jusqu'en 2006", relève la 
Banque de France dans un communiqué.     
    L'excédent des revenus, troisième composante des 
transactions courantes après les biens et les services, s'est 
établi à 11,1 milliards d'euros, après un déficit de 2,9 
milliards en 2014, principalement sous l'effet de la progression 
des dividendes reçus de l'étranger.  
    En 2015, les opérations d'investissements directs étrangers 
en France ont atteint un montant de 40 milliards d'euros, un 
plus haut depuis 2008. Outre un flux entrant de près de 11 
milliards lié à l'opération de fusion entre les cimentiers 
français Lafarge et suisse Holcim, qui a donné naissance au 
groupe LafargeHolcim   LHN.S , "un nombre élevé d'opérations 
dans de multiples secteurs" ont alimenté la tendance. 
    Les investissements directs français à l'étranger ont 
confirmé leur reprise, progressant de quatre milliards pour 
atteindre 33 milliards d'euros, soit un niveau proche de celui 
relevé en 2012. 
    Fin 2015, du fait du déficit persistant des transactions 
courantes, la position extérieure nette de la France - qui 
représente le patrimoine financier net vis-à-vis du reste du 
monde - est déficitaire, à 381 milliards d'euros, soit -17,4% du 
PIB, un "niveau modéré au regard des normes et références 
internationales", note la Banque de France. 
    Même si elle se situe nettement en deçà du seuil européen 
d'alerte de 35% du PIB, cette "situation n'est pas 
satisfaisante", a souligné François Villeroy de Galhau.  
    "Elle résulte essentiellement du déficit public, dont il 
importe qu'il continue de se réduire (...) afin de réduire la 
dépendance au financement international", a-t-il précisé.  
     
    Les indicateurs français en temps réel         ECONFR  
    Les indicateurs de la zone euro en temps réel  ECONEZ  
    Le point sur la conjoncture française          ECO/FR  
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8252219 il y a 9 mois

    Pour dégager des financements à l'investissement et à l'augmentation des salaires nets IL FAUT CRÉER LA TVA SOCIALE. Tous les français et d'autres bénéficient du système social à la française , certains même en profitent TOUS doivent participer à sont financement et le plus simple pour que tous y participent est la TVA. Ce sont actuellement les salariés et les entreprises qui sont essorées, rincées , étranglées .