France-Décision d'ici fin juin sur un permis de la Samaritaine

le , mis à jour à 17:23
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PARIS, 3 juin (Reuters) - Le Conseil d'Etat devrait se prononcer définitivement d'ici fin juin sur l'annulation d'un des permis de construire du chantier de la Samaritaine, propriété du groupe LVMH LVMH.PA , a-t-on appris mercredi auprès de l'un des plaignants. Le rapporteur public du Conseil d'Etat s'est prononcé mercredi pour la validation de ce permis de construire, annulé après le recours de deux associations, a précisé à Reuters Julien Lacaze, vice-président de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF). Le Conseil d'Etat devrait rendre sa décision d'ici deux à trois semaines, a-t-il ajouté. La cour administrative d'appel de Paris avait confirmé début janvier l'annulation de ce permis, qui concerne un bâtiment situé sur la rue de Rivoli. ID:nL6N0UK198 Les associations requérantes estiment que le projet signé par l'agence japonaise d'architecture Sanaa, qui prévoit d'orner la façade d'un verre sérigraphié, ne respecte pas les prescriptions du plan local d'urbanisme et apparaît "dissonant" par rapport aux bâtiments de style haussmannien de la rue. "On s'oppose à ces bâtiments spectaculaires qui mettent en péril le modèle homogène de Paris", a expliqué Julien Lacaze à Reuters. "Ce bâtiment, c'est peut-être le bâtiment de trop." Le permis concernant les bâtiments proches de la Seine a quant à lui été validé en avril 2014. Le célèbre grand magasin, partie d'un vaste ensemble de quatre bâtiments entre la Seine et la rue de Rivoli, avait été racheté en 2000 par le groupe LVMH et fermé en 2005 pour des raisons de sécurité. LVMH avait obtenu le feu vert de la ville de Paris pour sa reconstruction en décembre 2012, après avoir revu sa copie, la mairie ayant jugé insuffisant le nombre de logements sociaux du projet initial. L'ensemble, qui s'étend sur une surface de 70.000 mètres carrés, doit regrouper un palace, des commerces, des bureaux, 96 logements sociaux et une crèche de 60 berceaux. Sur la Seine, dans le bâtiment classé datant des années 1925, un hôtel très haut de gamme doit ouvrir sous la marque "Cheval Blanc", comme ceux que LVMH détient à Courchevel et aux îles Maldives. A l'arrière, les bâtiments 1900 doivent être restaurés pour accueillir des commerces et des bureaux. Les logements sociaux doivent être construits dans les immeubles datant du XVIIe siècle accolés à l'ensemble. La seule grande modification architecturale concerne la façade donnant sur la rue de Rivoli pour laquelle l'agence Sanaa a imaginé un verre ondulant laissant deviner les bureaux devant occuper les étages. Le vaste chantier, d'un coût initial de 470 millions d'euros, est financé par le groupe de luxe, propriétaire de Louis Vuitton, Céline et Moët & Chandon. Le futur ensemble, qui devait être achevé à la fin de 2017 au plus tôt, doit permettre de créer 2.400 emplois, selon LVMH. (Chine Labbé, avec Pascale Denis, édité par Yves Clarisse)


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