France-Décès d'un patient en mort cérébrale après un essai clinique

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    RENNES, 17 janvier (Reuters) - L'homme en état de mort 
cérébrale à la suite d'un essai thérapeutique à Rennes 
(Ille-et-Vilaine) est décédé dimanche et l'état de santé des 
cinq autres volontaires sains hospitalisés, dont quatre 
souffrent de troubles neurologiques, est "stable", a annoncé le 
Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes. 
    Le cinquième patient ne présente aucun symptôme. 
    Les victimes de cet essai thérapeutique, dont les 
conséquences restent inexpliquées à ce jour, sont des hommes 
âgés de 28 à 49 ans. 
    Ils avaient postulé auprès du centre de recherche privé 
Biotrial, à Rennes, pour tester, par voie orale, une nouvelle 
molécule du laboratoire portugais Bial à visées psychiatrique 
(anxiété, troubles de l'humeur) et neurologique (troubles 
moteurs). 
    Ces tests sont réalisés sur des volontaires, moyennant 
rétribution. 
    L'essai en question en était à sa phase clinique 1, après 
des tests chez l'animal. Les premiers symptômes sont apparus le 
10 janvier sur un volontaire. 
    La procédure, interrompue le 11 janvier, prévoyait 128 
volontaires, mais 90 ont pris la molécule à doses variées, 
d'autres ont reçu un placebo. Les six patients hospitalisés sont 
ceux qui avaient testé la plus forte dose. 
    Les 84 autres personnes volontaires ayant été «exposées» au 
médicament à l'essai ont été contactées par le CHU pour une 
prise en charge rapide et dix d'entre elles ont d'ores et déjà 
été reçues samedi en consultation et ont bénéficié d'un examen 
au CHU, précise dimanche le groupement hospitalier dans un 
communiqué. 
    "Les anomalies cliniques et radiologiques présentes chez les 
patients hospitalisés n'ont pas été retrouvées chez ces 10 
volontaires", précise-t-il. 
    François Peaucelle, directeur-général de Biotrial, s'est 
brièvement adressé à la presse dimanche pour présenter ses 
condoléances à la famille du patient décédé, évoquant une  
"situation accidentelle et imprévisible." 
    "On est toujours dans l'inexplicable, en tout cas dans 
l'inexpliqué", a-t-il dit dans l'attente d'un communiqué de la 
société. 
    Trois enquêtes ont été diligentées à la suite de cet 
accident sans précédent en France : l'une par la police 
judiciaire, une autre par l'Agence nationale de sécurité des 
médicaments (ANSM) et une troisième par l'Inspection générale 
des affaires sociales (Igas). 
 
 (Pierre-Henri Allain, édité par Sophie Louet) 
 
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