France-Décembre lugubre pour le marché auto, +0,3% en 2014

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* Immatriculations de décembre -6,8% en données brutes, -11% CJO * Deuxième mois de décembre le plus faible depuis la crise de 2008 * Immatriculations +0,3% en 2014, première hausse en cinq ans * Le CCFA attendait environ +1,5%, stagnation en vue en 2015 * Citroën éclipse Peugeot, Renault compense Dacia (Actualisé avec précisions) par Gilles Guillaume :PARIS, 2 janvier (Reuters) - Les immatriculations de voitures neuves en France ont chuté de 6,8% le mois dernier, le deuxième plus faible mois de décembre qu'ait connu le marché depuis la crise de 2008, reflet de l'attentisme des ménages et des entreprises face à une conjoncture économique très incertaine. Il s'est immatriculé le mois dernier 163.382 voitures neuves en France, selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). En données corrigées des jours ouvrables (CJO), la baisse atteint 11%. "Le mois de décembre n'a pas été très bon", commente François Roudier, porte-parole du CCFA. "C'est la conséquence de la crise de confiance des ménages et des entreprises." Le rebond des commandes observé en novembre par le CCFA (+4,9%) et en décembre par la Lettre Auto K7 (+15%) (http://www.7pm-auto.fr/lettre/1412-la-lettre-auto-k7-decembre-2014/) ne s'est donc toujours pas matérialisé. Pour trouver un volume plus faible sur le mois, il faut remonter à décembre 2012 (160.246 voitures) et à décembre 2008 (153.686), lorsque la crise de l'après-Lehman avait donné un violent coup de frein à la demande. Sur l'ensemble de 2014, les immatriculations de voitures ressortent en légère hausse de 0,3%, alors que le CCFA attendait encore début décembre une progression d'environ 1,5%. Même si la croissance est ténue, le marché parvient toutefois à interrompre une série de quatre années consécutives de baisse. Avec 1,795 million de voitures immatriculées l'an dernier, la France reste néanmoins toujours proche du 1,79 million de 2013, son plus bas niveau depuis vingt ans. LA PART DU DIESEL TOMBE A 60% Le pays reste à la traîne par rapport à l'ensemble du marché européen, qui a progressé en novembre pour le quinzième mois d'affilée et affiché une croissance de 5,7% sur les onze premiers mois de l'année. Pour 2015, le CCFA table sur une stagnation du marché français à son niveau actuel. Les immatriculations de PSA Peugeot Citroën PEUP.PA ont baissé de 9,6% en décembre, la faiblesse de Citroën (-21,6%) ou de DS (-35,8%) éclipsant la hausse de Peugeot (+2,8%). Celles du groupe Renault RENA.PA ont mieux résisté (-0,8%), la marque au losange (+4,7%) éclipsant cette fois une chute de la marque low cost Dacia (-18,2%). Les immatriculations du groupe Volkswagen VOWG_p.DE ont reculé quant à elles de 6,9%. Le trio de tête de l'année écoulée reste constitué de trois citadines: la Renault Clio 4, la Peugeot 208 et le Renault Captur. Ce dernier profite de l'engouement pour les véhicules tout-terrain/tout-chemin, seul segment à tirer son épingle du jeu. En 2014, les 4X4 et crossovers ont ainsi représenté 23% du marché, contre 19% en 2013, alors que toutes les autres silhouettes ont stagné ou baissé, à l'exception des breaks (7% du marché en 2014 contre 6% en 2013.) Le succès des petites voitures et le développement de moteurs essence plus économes grâce à la réduction des cylindrées ont fait tomber la part du diesel dans les nouvelles immatriculations à 64% en 2014, et même à 60% en décembre. Le poids de ce type de motorisation, dont l'avantage fiscal et les émissions de polluants, malgré la sévérisation des normes, ont été particulièrement critiqués l'an dernier, ne cesse de diminuer pour les voitures neuves. Il avait atteint 73% en 2012. Le communiqué du CCFA: http://bit.ly/1tyh1Oc (Gilles Guillaume, édité par Matthieu Protard)


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