France-Début d'une difficile négociation sur le dialogue social

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PARIS, 9 octobre (Reuters) - Les organisations syndicales et patronales ont entamé jeudi la négociation sur la "modernisation" du dialogue social dans l'entreprise, que le gouvernement a présenté comme un moyen d'assouplir les seuils sociaux pour favoriser l'embauche. Les syndicats déplorent cette approche et veulent garantir la représentation des salariés, y compris dans les très petites entreprises, ce que refuse l'organisation patronale CGPME. Cette difficile négociation s'ouvre dans un climat tendu, l'agacement des syndicats devant ce qu'ils considèrent comme un soutien du gouvernement aux demandes de libéralisation du Medef étant accru par les déclarations du Premier ministre, Manuel Valls, sur le rabotage des droits des chômeurs. ID:nL6N0S33B9 Les partenaires sociaux doivent conclure d'ici la fin de l'année. Le gouvernement a annoncé qu'il prendrait des mesures avec le Parlement s'ils ne parvenaient pas à un accord. Les membres de l'exécutif ont à plusieurs reprises souhaité l'assouplissement des seuils sociaux, c'est-à-dire des obligations qui s'imposent aux entreprises quand elles passent les limites de 10, 20 et 50 salariés, le seuil de 10 déclenchant par exemple l'élection de délégués du personnel. "Ce n'est pas une négociation sur les seuils sociaux que nous avons aujourd'hui, c'est une négociation sur la qualité du dialogue social", a répété Laurent Berger, numéro un de la CFDT, un syndicat essentiel pour conclure un accord, jeudi sur RMC et BFM TV. Repousser les seuils sociaux ? "Je dis 'non' pour le seuil des 50, c'est une évidence, et pour le seuil de 10, je dis 'ce n'est pas le sujet', pour le seuil des 20 pareil", a-t-il ajouté. "Les seuils, on peut en discuter mais en discuter, ce n'est pas les remettre en cause", a poursuivi Laurent Berger. Les syndicats CGT et Force ouvrière excluent quant à eux de remettre en cause ces seuils, que le ministre du Travail, François Rebsamen, avait proposé de suspendre pendant trois ans. Pour le Medef, ces seuils sont un "verrou" à l'embauche et doivent être aménagés et surtout pas suspendus car la suspension crée selon lui de l'incertitude. La CGPME est quant à elle arc-boutée contre la possibilité de nommer des délégués du personnels dans les très petites entreprises, même si les syndicats proposent que cette représentation soit assurée non pas dans l'entreprise mais dans une instance extérieure. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • tropfort le jeudi 9 oct 2014 à 13:04

    Perdu d'avance, il fallait décider, pas faire discuter des gens qui ne nous représentent PAS DU TOUT. Et notre bulletin de vote, il sert à quoi, alors ???