France-Croissance de fin 2015 entamée par les attentats-Insee

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    * L'Insee ne prévoit plus qu'une hausse de 0,2% du PIB au T4 
    * Il chiffre à -0,1 point de PIB l'impact des attentats 
    * La croissance devrait repartir au même rythme qu'avant en 
2016 
    * L'investissement des entreprises bénéficie du 
"suramortissement" 
    * Le taux de chômage reviendrait à 10,0% fin juin 2016 
 
    par Yann Le Guernigou 
    PARIS, 17 décembre (Reuters) - L'impact des attentats du 13 
novembre sur l'économie française devrait être limité et 
temporaire, estime l'Insee, qui a revu en baisse ses prévisions 
pour le quatrième trimestre mais se montre confiant dans sa 
capacité à renouer ensuite avec un rythme de croissance modérée. 
    Dans une note de conjoncture publiée jeudi, l'institut ne 
table plus que sur une hausse de 0,2% du produit intérieur brut 
(PIB) du dernier trimestre 2015, contre 0,4% auparavant.  
    Cette inflexion ne serait que passagère, le PIB repartant 
sur un rythme de progression de 0,4% par trimestre sur les six 
premiers mois de 2016. 
    Avec le +0,3% enregistré au troisième trimestre, la 
croissance de l'ensemble de 2015 se situerait à 1,1%, soit le 
niveau le plus élevé depuis 2011 et juste au-dessus du scénario 
du gouvernement (1,0%) comme le prévoyait déjà l'Insee. 
    "C'est le scénario qui nous semble le plus probable", a 
déclaré Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de 
l'Insee, "la consommation des ménages et la croissance française 
plieraient en fin d'année mais feraient preuve de résistance". 
    Se fondant sur les réactions à des situations similaires 
dans le passé, l'Insee estime que l'impact des attentats de 
Paris et Saint-Denis se fera sentir sur la consommation de 
services marchands, en premier lieu l'hébergement-restauration 
et dans une moindre mesure les transports et les loisirs. 
    Il se traduirait par une consommation des services en baisse 
de 0,3%, soit l'équivalent de -0,1 point de PIB au 4e trimestre. 
    L'extrême douceur des températures, qui limite les dépenses 
des ménages en énergie, et une baisse de leurs achats de 
produits manufacturés constatée dès octobre expliquent l'autre 
moitié de la révision en baisse de l'Insee. 
    Pour le reste, l'économie française continue d'évoluer dans 
un environnement international très favorable, bénéficiant des 
effets combinés de taux bas et d'un euro faible, que l'Insee 
chiffre à +0,4 point de PIB en 2015, et d'une rechute des prix 
du pétrole en cette fin d'année. 
    La consommation des ménages, que l'Insee voit repartir dès 
début 2016, et l'investissement des entreprises seraient les 
principaux moteurs de l'accélération de la croissance l'an 
prochain, que l'institut prévoit au même rythme que les 
économistes interrogés dans le cadre de la dernière enquête de 
Reuters  . 
     
    MARGES DES ENTREPRISES AU PLUS HAUT DEPUIS 2008 
    L'acquis de croissance pour l'ensemble de 2016, à savoir 
l'évolution du PIB si l'activité stagnait complètement au 
deuxième semestre, se situerait à 1,0% au 30 juin prochain. 
    S'agissant de l'investissement des entreprises, l'Insee 
anticipe un prolongement de l'accélération intervenue au 
troisième trimestre 2015, tout particulièrement en produits 
manufacturés, sous l'impact de la mesure temporaire de 
suramortissement décidée par le gouvernement. 
    L'institut évalue son effet à 0,4 point sur l'évolution de 
l'investissement des entreprises attendue au 4e trimestre 2015 
(+0,8%) comme au 1er trimestre 2016 (+0,9%) et à 0,2 point pour 
celle du 2e trimestre 2016 (+0,8%). 
    Dans le même temps, le taux de marge des entreprises 
accentuerait son rebond grâce aux effets combinés de la baisse 
des prix du pétrole, du crédit d'impôt compétitivité emploi et 
de la baisse des charges et de la fiscalité découlant du pacte 
de responsabilité.  
    Par rapport à son plus bas récent de 29,2% du printemps 
2014, il remonterait à 31,4% fin 2015 puis 31,8% au deuxième 
trimestre 2016, un plus haut depuis fin 2008. 
    L'Insee estime enfin, sur la base du niveau de ventes de 
logements neufs et du léger rebond des mises en chantier, qu'un 
des principaux freins de l'économie française, le secteur de la 
construction, va se desserrer.  
    Après plus de deux ans de baisse, l'investissement des 
ménages en logements se stabiliserait dès le trimestre en cours, 
prédit l'institut, dont les précédentes attentes d'inflexion 
dans ce secteur, exprimées en 2014, avaient été déçues. 
    Le tout devrait permettre aux créations d'emplois de 
retrouver en 2016 un rythme plus vigoureux, avec pour 
conséquence un taux de chômage revenant fin juin prochain à 
10,0% en France métropolitaine (10,4% avec l'outre-mer), contre 
10,2% actuellement, soit son niveau de mi-2015.   
     
    Principales prévisions de l'Insee (Variations en T/T-1 en %, 
données CVS-CJO) : 
 
                               2015         2016      2015   
                            T3     T4     T1     T2      
                                                      
 PIB                       0,3    0,2    0,4    0,4    1,1 
 Importations              1,7    0,6    1,0    1,0    5,6 
 Consommation des ménages  0,3   -0,1    0,5    0,4    1,4 
 Consommation des    
     administrations       0,4    0,4    0,3    0,4    1,6 
 Investissement            0,1    0,5    0,4    0,4   -0,2      
    - Entreprises          0,7    0,8    0,9    0,8    2,0      
    - Ménages             -0,5   -0,1    0,0    0,0   -3,0      
    - Administrations     -1,0    0,3    0,3    0,0   -3,9 
 Exportations             -0,6    0,7    0,9    1,0    5,5     
 Contributions (en point de PIB) : 
    - Demande intérieure   0,3    0,2    0,4    0,4    1,1 
    - Variation de stocks  0,7    0,0    0,0    0,0    0,2 
    - Commerce extérieur  -0,7    0,0    0,0    0,0   -0,1 
     
    Voir aussi :  
    * France-Petite baisse du climat des affaires après les 
attentats   
 
    Les indicateurs français en temps réel         ECONFR  
    Les indicateurs de la zone euro en temps réel  ECONEZ  
    Le point sur la conjoncture française          ECO/FR  
     
 
 (Edité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • ccondem1 il y a 12 mois

    Mais non, mais non, aucunes conséquences avait immédiatement prédit notre Mosco international...

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