France-Critiques à gauche sur l'extension de la déchéance

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 (Actualisé avec Bartolone) 
    PARIS, 3 décembre (Reuters) - Le projet du gouvernement 
socialiste d'étendre la déchéance de nationalité aux binationaux 
nés Français en cas d'"atteinte aux intérêts fondamentaux de la 
nation" ou de "terrorisme" suscite de plus en plus de critiques 
à gauche. 
    La maire de Lille Martine Aubry a exprimé jeudi son 
opposition à ce projet tandis que le président socialiste de 
l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a émis des réserves, 
précisant attendre la position du Conseil d'Etat.   
    Le président François Hollande a repris à son compte cette 
proposition, longtemps portée par la droite, lors de son 
discours devant le Parlement réuni en Congrès trois jours après 
les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. 
    Actuellement, seules des personnes qui ont acquis la 
nationalité française et en possèdent une autre peuvent en être 
déchues.      
    Tout en disant soutenir "totalement" le gouvernement, 
Martine Aubry s'est interrogée sur le bien-fondé et l'efficacité 
d'une mesure de déchéance pour les binationaux nés Français, qui 
hérisse une partie de la gauche.     
    "Doit-on traiter différemment (les binationaux nés Français) 
? Doit-on avoir une suspicion vers ceux dont les parents 
viennent d'ailleurs ? Vraiment, je me pose la question, y 
compris en droit", a dit Martine Aubry sur BFM TV et RMC. 
en efficacité, je n'en suis pas sûre", a-t-elle poursuivi. 
    Priée de dire si elle était opposée à l'extension de la 
déchéance de nationalité, Martine Aubry a répondu: "Oui, je me 
pose la question de manière très forte." 
    "Je ne pense pas que ce soit forcément la bonne proposition" 
a dit pour sa part, Claude Bartolone, laissant entendre qu'il 
souhaitait que le projet soit rejeté par le Conseil d'Etat. 
    Il a souligné sur France Culture que l'on ne pouvait pas 
rendre une personne apatride et donc que la mesure ne pourrait 
s'appliquer qu'à celles bénéficiant d'une double nationalité. 
    "Et vous ne pouvez pas aujourd'hui dans le cadre du respect 
des textes internationaux renvoyer dans un autre pays quelqu'un 
qui pourrait voir sa liberté ou son intégrité physique menacée", 
a-t-il ajouté. "Attendons la  position  du Conseil d'Etat et 
voyons".  
    Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti 
socialiste, avait admis dimanche être "gêné" par la mesure de 
déchéance de nationalité. 
    Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, il avait souligné 
que c'était "une condition fixée par les Républicains pour une 
union nationale".  
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • cavalair le jeudi 3 déc 2015 à 13:46

    Ils sont foutus, tant mieux l'air est devenu irrespirable avec cette bande de clown qui ne nous fait pas rire

  • milano12 le jeudi 3 déc 2015 à 13:28

    très bien marine plus 3%