France-Copé entendu comme témoin assisté sur Bygmalion

le , mis à jour à 19:43
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 (Actualisé avec Copé) 
    PARIS, 8 février (Reuters) - L'ancien président de l'ex-UMP, 
Jean-François Copé, a été entendu lundi en tant que témoin 
assisté par les juges chargés de l'affaire Bygmalion, un dossier 
lié au financement de la campagne présidentielle de Nicolas 
Sarkozy en 2012. 
    L'audition a duré environ cinq heures, a précisé à Reuters 
son avocat, Me Hervé Temime. 
    Tous les événements relatifs à cette affaire ont été évoqués 
par le juge, qui a indiqué "ne pas disposer d'éléments 
justifiant une mise en examen", a-t-il ajouté. 
    "On m'a désigné comme une forme de coupable idéal et ça a 
été une épreuve que je ne souhaite à personne. Je n'ai cessé de 
dire mon innocence, personne n'a voulu l'entendre", a réagi le 
député-maire Les Républicains (LR) de Meaux. 
    Prié de dire si Nicolas Sarkozy, le président de LR, pouvait 
être impliqué, Jean-François Copé a répondu "connaître très mal" 
le fond de l'affaire. 
    Pour Génération France, son groupe de réflexion, 
Jean-François Copé "peut désormais retrouver librement sa place 
dans le débat public au service des Françaises et des Français". 
    Il avait été contraint par cette affaire à la démission de 
la direction de l'UMP. 
    L'enquête porte sur des fausses factures présumées émises 
pour un montant de 18 millions d'euros par la société Bygmalion, 
qui était alors dirigée par des proches de Jean-François Copé, 
pour couvrir des dépassements du budget de campagne. 
    Le parquet de Paris a élargi le 26 octobre l'enquête à 
d'autres dépenses de l'ex-UMP, d'un montant de 13,5 millions 
d'euros. 
    Quatre acteurs de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont 
été mis en examen en janvier dans ce volet, dont le trésorier et 
le directeur de campagne Philippe Briand et Guillaume Lambert, 
déjà en examen dans le dossier Bygmalion.   
    Nicolas Sarkozy est revenu à la présidence de l'UMP, qui a 
changé de nom pour devenir "Les Républicains". 
    Au total, 13 personnes ont été mises en examen dans 
l'affaire Bygmalion, parmi lesquelles d'anciens responsables de 
la campagne de l'ex-chef de l'Etat, d'ex-cadres de l'UMP et 
d'anciens responsables de la société. 
    Les dirigeants de Bygmalion ont reconnu avoir facturé des 
conventions UMP fictives pour couvrir des dépenses de meetings. 
    Ils ont affirmé que ce stratagème leur avait été imposé, 
faute de quoi leurs prestations n'auraient pas été payées.   
    Jean-François Copé a affirmé pour sa part ne jamais avoir eu 
vent de ce dispositif avant une réunion mi-mai 2014, au 
lendemain de révélations du journal Libération.  
    Selon l'Obs, l'ancien président de l'UMP en veut beaucoup à 
Nicolas Sarkozy qui l'aurait "chargé" devant les enquêteurs, 
insistant sur ses liens anciens avec Bygmalion.  
 
 (Emmanuel Jarry et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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