France-Copé candidat à l'investiture présidentielle à droite

le
1
 (Actualisé avec autres déclarations) 
    PARIS, 14 février (Reuters) - Jean-François Copé a annoncé 
dimanche soir sa candidature à la primaire de la droite et du 
centre de novembre, une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy 
déjà malmené dans les sondages et au sein de son propre camp. 
    Le député-maire de Meaux s'est déclaré lors du journal de 20 
heures de France 2, alors même que le président des Républicains 
était l'invité de TF1 à la suite du Conseil national du parti. 
    "Je serai candidat à cette élection parce qu'après 18 mois 
de silence, des années et des années d'engagement, j'ai écrit un 
livre qui raconte le projet que je veux proposer aux Français", 
a-t-il dit. 
    "Je crois que je suis prêt et je trouvais très hypocrite de 
retarder inutilement alors même qu'est arrivée la décision des 
juges sur cette triste affaire Bygmalion dans laquelle je n'ai 
cessé de dire mon innocence", a-t-il poursuivi. 
    "Ça a été une épée de Damoclès qui a disparu", a-t-il 
justifié. 
    Jean-François Copé est le sixième candidat déclaré à 
l'investiture présidentielle à droite pour 2017. 
    Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 
2014 à la suite des révélations de l'affaire Bygmalion, un 
système présumé de fausses facturations pour masquer un dérapage 
supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il 
s'était astreint durant 18 mois à une cure de silence 
médiatique. 
    Parti "à la rencontre des Français", l'ancien ministre 
chiraquien, dont les relations avec Nicolas Sarkozy se sont 
dégradées, est revenu en première ligne début janvier avec la 
sortie d'un livre "Le Sursaut français", dans lequel il se 
confiait sur sa traversée du désert et détaillait un projet 
d'alternance. 
    Entendu à deux reprises dans l'enquête Bygmalion, dont une 
seconde audition sous le statut de témoin assisté le 8 février 
dernier, Jean-François Copé n'a pas été mis en examen, une étape 
décisive à ses yeux, celle de l'"innocence", pour revenir dans 
le jeu politique. 
    Le député-maire de Meaux, autrefois chantre de la "droite 
décomplexée", une ligne que privilégie Nicolas Sarkozy, assure 
ne pas en vouloir à ceux qui ont vu en lui "le coupable idéal" 
mais sa déclaration de candidature a sans nul doute un parfum de 
revanche. 
    Jean-François Copé a assuré sur France 2 n'être animé par 
aucun esprit de vengeance : "En aucun cas (...) ça n'aurait 
aucun sens." 
    "Mes adversaires, c'est le Parti socialiste, c'est le Front 
national", a-t-il souligné. 
    "Une primaire, ça n'est pas un match entre un homme et un 
autre homme." 
 
 (Sophie Louet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nono67 il y a 11 mois

    Il va falloir une primaire de la primaire au train ou ca va .