France-Confusion sur le sort de trois djihadistes présumés

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* Trois versions différentes sur le sort des présumés djihadistes * L'avocat de l'un d'eux affirme qu'ils sont rentrés en France * Ils auraient fui les menaces de l'Etat islamique (Actualisé avec avocat d'un des djihadistes présumés) PARIS/TOULOUSE, 23 septembre (Reuters) - La confusion la plus totale régnait mardi soir sur le sort de trois présumés djihadistes français arrêtés en Turquie, dont le mari de Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, qui seraient rentrés en France sans être interpellés par la police. Dans un premier temps, le ministère de l'Intérieur avait annoncé mardi que ces trois hommes avaient été interpellés à l'aéroport d'Orly en provenance de Turquie dans le cadre d'une enquête liée à une filière djihadiste en Syrie. Une source judiciaire avait corrigé le tir en fin de journée, annonçant qu'ils étaient toujours en Turquie, le commandant de bord qui devait les convoyer vers Paris ayant refusé de les embarquer dans son avion. Mais Pierre Dunac, avocat d'un des trois hommes, a déclaré qu'ils avaient ensuite pris un autre avion et qu'ils avaient atterri à Paris sans encombre avant de rentrer chez eux. "Ils ont passé la douane, en France, avec leurs passeports, sans être le moins du monde inquiétés", a-t-il dit sur i>TELE. "Juridiquement, s'ils avaient été extradés, ils auraient été accompagnés depuis la Turquie jusqu'à la France", a-t-il ajouté. "C'est bien une réalité que de dire qu'ils ont été renvoyés en France de leur propre volonté." Les trois hommes ont été arrêtés fin août par les autorités alors qu'ils revenaient de Syrie, où ils se trouvaient depuis "février-mars 2013", a indiqué le ministère de l'Intérieur. Mohamed Merah a tué sept personnes en France, à Montauban et Toulouse, début 2012 avant de trouver la mort au cours d'un assaut de la police et sa soeur avait disparu en mai dernier, provoquant un tollé dans l'opinion publique. ID:nL6N0O91GE Me Christian Etelin, qui était l'avocat de Mohamed Merah et conseille aujourd'hui sa soeur Souad, a dit mardi avoir été en contact à plusieurs reprises avec le compagnon de Souad, Abdelouahed Baghdali, quand celui-ci était en centre de rétention en Turquie. "M. Baghdali et ses deux compagnons disent avoir vécu l'horreur en Syrie et ont tout fait pour en repartir", a-t-il dit à Reuters, ajoutant que son dernier échange téléphonique avec le compagnon de sa cliente remontait à deux jours. SOUAD MERAH SERAIT EN ALGÉRIE "C'est l'histoire classique de jeunes Français ou Occidentaux qui rêvent d'un Etat islamique, d'une société établie sur des bases religieuses et qui, une fois sur place, sont effrayés par le fanatisme, les crimes et les tortures qui y sont pratiqués", a-t-il ajouté. C'est en voulant quitter la Syrie que les trois hommes auraient été arrêtés et jugés en tant qu'espions français selon le récit qu'Abdelouahed Baghdali a fait à Christian Etelin. "Ils sont persuadés d'avoir été condamnés à mort par l'Etat islamique et c'est pour cette raison qu'ils ont tout fait pour s'échapper et qu'ils se sont livrés à la police turque et ont demandé l'aide et la protection des autorités turques." Me Christian Etelin, qui se dit aussi en contact régulier avec Souad Merah, affirme que celle-ci ne s'est jamais rendue en Syrie et qu'elle serait actuellement en Algérie. "Elle devrait revenir bientôt à Toulouse", a ajouté l'avocat toulousain. Mourad Fares, Franco-Marocain soupçonné d'avoir été l'un des principaux recruteurs de djihadistes français en Syrie, s'est rendu aux autorités françaises à la mi-septembre car il craignait pour sa vie après avoir quitté l'Etat islamique et rejoint le Front Al Nosra, selon une source proche du dossier. La progression de l'Etat islamique l'aurait poussé à se rendre. Selon les autorités, le nombre de Français impliqués dans les filières djihadistes en Syrie et en Irak est passé de 555 à 932 depuis le 1er janvier. Trente-six d'entre eux ont été tués, 185 combattants ont quitté le théâtre des opérations et 118 sont de retour en France. Quelque 230 personnes auraient des velléités de départ. (John Irish, avec Nicolas Bertin à Paris et Johanna Decorse à Toulouse, édité par Yves Clarisse)

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  • M8637171 le mardi 23 sept 2014 à 18:41

    je me souviens qu'en Espagne, les socialos au pouvoir avaient utilisé les services secrets pour éliminer sans procès les membres d'ETA.

  • frk987 le mardi 23 sept 2014 à 18:36

    On les échange contre l'otage, ou bien on les fusille s'ils tuent l'otage....Mais les droits de l'homme à sens unique ça plait à la gauche, alors...continuons....c'est sans fin. Et puis retour au pays pour tous les algériens...ça ferait réfléchir les terroristes soutenus par la population islamique qui brusquement deviendrait moins islamiste.

  • 15fev71 le mardi 23 sept 2014 à 18:17

    si seulement nos soldats en alerte vigipirate avaient le droit de t i r e r a vue.le probleme serait vite regler

  • secours1 le mardi 23 sept 2014 à 18:00

    A décapiter sans condition s'il touchent un cheveu de notre otage.