France-Conditions pas réunies pour être au gouvernement dit EELV

le
0
    * EELV dresse un pare-feu face aux tentatives de débauchage 
    * Hollande voudrait faire revenir les écologistes au 
gouvernement 
    * Emmanuelle Cosse et Denis Baupin parmi les noms cités 
 
    PARIS, 10 février (Reuters) - Pour Europe Ecologie-Les Verts 
(EELV), les conditions pour revenir au gouvernement ne sont pas 
réunies, ont déclaré mercredi soir ses porte-parole nationaux, 
alors qu'un remaniement ministériel paraît imminent.  
    Sandrine Rousseau et Julien Bayou assurent au demeurant dans 
un communiqué que EELV "n'a pas été contacté" par François 
Hollande ou Manuel Valls "à ce jour". 
    Une sorte de pare-feu dressé par EELV, alors que des rumeurs 
insistantes circulent sur la volonté de François Hollande et de 
Manuel Valls de faire revenir des écologistes au gouvernement.  
    "C'est une clarification a priori. S'il y a des entrées au 
gouvernement, ça sera des entrées individuelles, pas un accord 
politique", a expliqué à Reuters Sandrine Rousseau.    
    "Les écologistes constatent que si les conditions n'étaient 
plus réunies pour faire progresser l'écologie en avril 2014 lors 
de la sortie de Cécile Duflot et de Pascal Canfin du 
gouvernement, elles ne le sont pas plus aujourd'hui", écrivent 
les deux porte-parole dans leur communiqué. 
    La première était ministre du Logement et le second ministre 
délégué au Développement. 
    Si une proposition était faite par le chef de l'Etat et le 
Premier ministre à l'ensemble du mouvement, elle serait étudiée 
par le bureau exécutif d'EELV et soumise à son conseil fédéral, 
le parlement du parti, précisent les porte-parole. 
    Mais l'évolution de la politique gouvernementale "ne laisse 
pas entrevoir un horizon favorable à des politiques plus 
écologistes, solidaires, compatibles avec le besoin de justice 
sociale et à même de construire une société apaisée". 
     
    "TROP FLOUE POUR ÊTRE HONNÊTE" 
    Ils estiment au passage que la déchéance de nationalité pour 
fait de terrorisme, votée mercredi par l'Assemblée nationale 
( ), porte profondément atteinte à l'une des "valeurs 
cardinales" de leur mouvement. 
    Parmi les noms d'écologistes susceptibles d'entrer au 
gouvernement et cités par la presse figurent ceux d'Emmanuelle 
Cosse, secrétaire nationale d'EELV, ou du député Denis Baupin. 
    Selon Sandrine Rousseau, tous les membres du bureau exécutif 
d'EELV, réunis mardi, "ont montré leur réticences à rentrer au 
gouvernement". 
    Un haut responsable du parti contacté par Reuters a jugé 
cependant la position exprimée par Emmanuelle Cosse lors de 
cette réunion "beaucoup trop floue pour être honnête".  
    Selon Sandrine Rousseau, la secrétaire nationale d'EELV "a 
dit que si on lui faisait la demande, ce qui n'était pas le cas 
hier, elle respecterait la procédure consistant à présenter au 
bureau exécutif les conditions d'entrée dans un gouvernement". 
    La porte-parole a par ailleurs dit ne pas comprendre que 
Denis Baupin ait voté la déchéance de nationalité avec plusieurs 
dissidents d'EELV, dont Barbara Pompili et François de Rugy. 
    "Je m'interroge sur les signaux donnés", a souligné la 
porte-parole, qui n'exclut pas des tentatives de débauchage 
individuel par l'exécutif. 
    Contacté par Reuters par SMS, Denis Baupin a refusé de faire 
le moindre commentaire. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant