France-Claude Guéant sera jugé dans l'affaire des primes

le , mis à jour à 14:26
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(Ajoute avocat de Guéant, §§ 7-9) PARIS, 27 mai (Reuters) - L'ancien ministre UMP Claude Guéant sera jugé en correctionnelle à l'automne dans l'affaire des primes en liquide perçues au ministère de l'Intérieur, a annoncé mercredi le parquet national financier. Michel Gaudin, ex-directeur général de la police nationale, est également cité à comparaître pour répondre de faits présumés qui remontent à 2002-2004, période à laquelle Claude Guéant était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Michel Gaudin est cité pour "détournement de fonds publics" et Claude Guéant pour "complicité de détournement de fonds publics" et "recel de détournement de fonds publics", précise le parquet national financier dans un communiqué. L'enquête porte sur des primes en espèces que se versaient certains membres du cabinet de Nicolas Sarkozy Place Beauvau en les prélevant sur l'enveloppe des frais d'enquête, comme l'avait rélévé Médiapart. Trois préfets, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, sont également cités, tous trois pour "recel de détournement de fonds publics". Les audiences auront lieu les 27 et 28 septembre et les 1er et 7 octobre prochains. L'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez-El Ghozi, a regretté que celui-ci soit renvoyé en correctionnelle "comme un voleur de mobylette (...) alors qu'il y a eu quand même deux ans d'enquête préliminaire, que s on client n'a été entendu qu'une seule fois en deux années". Jugeant que le parquet se fondait sur des pratiques remontant à plusieurs décennies, il s'est en outre interrogé sur le "calendrier" et la procédure. "Je ne vois pas ce qui justifiait, deux mois avant les échéances électorales (régionales-NDLR) du mois de décembre, de se précipiter pour renvoyer un dossier où on nous a privé du contradictoire en ne désignant pas un juge d'instruction qui nous aurait permis de nous défendre en amont", a-t-il dit. Claude Guéant est par ailleurs mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale dans une enquête sur l'origine de 500.000 euros versés sur son compte, somme qu'il avait justifiée par la vente de tableaux d'un peintre flamand à un avocat malaisien. (voir ID:nL5N0W90Q4 ) (Gregory Blachier, avec Chine Labbé et Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse)

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