France-Cinq suspects, dont un mineur, devant un juge antiterroriste

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    * Une première suspecte avait été mise en examen samedi 
    * Le mineur était en contact par internet avec Rachid Kassim 
    * Kassim, cible prioritaire des services de renseignement 
 
 (Avec détails, contexte) 
    PARIS, 12 septembre (Reuters) - Trois femmes et un homme, 
impliqués dans une tentative d'attentat présumé et arrêtés jeudi 
en région parisienne, ont été présentés lundi à un juge 
d'instruction antiterroriste en vue de leur mise en examen, 
ainsi qu'un mineur interpellé ce week-end à Paris, a-t-on appris 
auprès du parquet. 
    Ines M, 19 ans, Amelle S., 39 ans et Sarah H., 23 ans, ont 
été arrêtées à Boussy-Saint-Antoine, dans l'Essonne, à la suite 
de la découverte le week-end précédent à proximité de Notre-Dame 
de Paris d'une Peugeot 607 appartenant au père de la première et 
bourrée de bonbonnes de gaz. 
    La garde à vue de la fille aînée d'Amelle, une mineure de 
moins de 16 ans interpellée vendredi matin dans le cadre de la 
même enquête, a en revanche été levée. 
    L'homme, Mohamed Lamine A, 23 ans, arrêté jeudi soir aux 
Muraux, dans les Yvelines, est le fiancé présumé de Sarah H. 
    Lors de leur arrestation, Ines M. et Sarah H. ont attaqué 
deux policiers avec des couteaux.  
    Une des principales suspectes de ce commando de femmes,  
Ornella G., 29 ans, convertie à l'islam et mère de trois enfants 
en bas âge, a déjà été mise en examen samedi pour association de 
malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en vue de 
commettre des crimes d'atteinte aux personnes et tentative 
d'assassinats en bande organisée.   
    Ses empreintes digitales et génétiques avaient été 
retrouvées dans la Peugeot 607. 
    Selon des sources policières, plusieurs membres du commando, 
dont Ines M. et Ornella G. ont été en contact par internet avec 
un djihadiste français, membre du groupe Etat islamique et basé 
dans la région syro-irakienne. 
     
    RACHID KASSIM, CIBLE PRIORITAIRE 
    Cet homme de 29 ans, Rachid Kassim, est soupçonné d'être 
l'inspirateur de plusieurs attentats ou tentatives d'attentats 
djihadistes ces derniers mois en France. 
    Son nom apparaît ainsi dans l'assassinat d'un couple de 
policiers à Magnanville (Yvelines) et d'un prêtre à 
Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). 
    "Il est très présent sur les réseaux sociaux. Il cible un 
public jeune et particulièrement influençable", a confié à 
Reuters une source familière du dossier. "Il est devenu une 
cible prioritaire des services de renseignement français." 
    Selon la même source, il a eu également des échanges par le 
biais de la messagerie cryptée Telegram avec l'adolescent de 15 
ans arrêté samedi à Paris et soupçonné de préparer une "action 
violente imminente".   
    Ce garçon, qui habitait le 12e arrondissement et dont le 
domicile avait fait l'objet d'une perquisition administrative, 
avait été placé en résidence surveillée dans le cadre de l'état 
d'urgence décrété après les attentats du 13 novembre 2015. 
    Selon une source proche de l'enquête, il utilise plusieurs 
identités d'emprunt et s'est montré très "vindicatif", après son 
arrestation, affirmant qu'il voulait "mourir en martyr" en 
commettant un attentat. 
    Il a été présenté lundi après-midi à un juge antiterroriste 
en vue de sa mise en examen pour association de malfaiteurs en 
lien avec une entreprise terroriste, a précisé le parquet de 
Paris, qui a requis son placement en détention provisoire. 
 
 (Emmanuel Jarry,  avec Yann Le Guernigou, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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