France-Cinq soldats suspendus pour violences en Centrafrique

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    PARIS, 4 juin (Reuters) - Cinq militaires français 
soupçonnés d'avoir commis des violences physiques ou d'avoir 
assisté à ces violences sans intervenir  alors qu'ils étaient 
déployés en Centrafrique ont été suspendus, a annoncé samedi le 
ministère de la Défense dans un communiqué.  
    Quatre autres militaires soupçonnés d'avoir assisté à ces 
violences sans en avoir fait état ont également fait l'objet de 
sanctions disciplinaires. 
    Tous les militaires impliqués appartenaient au moment des 
faits au 2ème régiment d'infanterie de marine (2ème RIMa) basé à 
Auvours, près du Mans (Sarthe), a-t-on appris auprès du 
ministère de la Défense.  
    Selon une source judiciaire, les faits remonteraient au 
premier semestre 2014 et concernent deux cas distincts de 
violences physiques dont les victimes sont deux Centrafricains. 
    Ils ont été portés à la connaissance de la hiérarchie 
militaire fin avril et ont été immédiatement signalés aux 
autorités judiciaires, avec mise en place d'une enquête de 
commandement à ce sujet.  
    Les mesures de suspension ont été prises "à réception de 
l'enquête et au vu de la gravité des faits", peut-on lire dans 
le communiqué du ministère.  
    "Une procédure disciplinaire devant conduire à la réunion 
d'un conseil d'enquête ; conseil d'enquête préalable à toute 
éviction de l'institution" a simultanément été engagée pour ces 
"cinq militaires, auteurs de violences ou responsables 
hiérarchiques ayant assisté et laissé faire ces violences", 
est-il précisé.  
    Le contenu de l'enquête de commandement a été transmis 
vendredi soir au parquet de Paris, à sa demande.  
    Une information judiciaire contre X sur des soupçons de 
viols de mineurs commis par des soldats français en Centrafrique 
en 2013 et 2014 a été ouverte en mai 2015 en France. 
      
    Parallèlement, plusieurs enquêtes préliminaires ont été 
ouvertes concernant des soupçons d'abus sexuels et visant des 
militaires français basés en Centrafrique, notamment à la suite 
d'informations recueillies par les Nations unies.      
    L'opération française Sangaris, qui n'est pas sous 
commandement de l'Onu, a été déclenchée en décembre 2013 pour 
mettre fin au cycle de violences entre communautés en République 
centrafricaine et a compté jusqu'à 2.000 hommes au plus fort du 
conflit.  
    Avec l'amélioration de la situation dans le pays, la France 
a décidé de se désengager progressivement d'ici à la fin de 
cette année.  
 
 (Myriam Rivet et service France, édité par Eric Faye) 
 
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