France-Christine Lagarde en simple congé du FMI lors de son procès

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    PARIS, 30 novembre (Reuters) - La directrice générale du 
Fonds monétaire international, Christine Lagarde, se mettra en 
congé du FMI pendant son procès sur son rôle dans l'arbitrage 
Tapie en décembre à Paris, mais continuera à répondre aux 
urgences, dit-elle dans L'Obs. 
    L'ancienne ministre des Finances de Nicolas Sarkozy sera 
jugée du 12 au 20 décembre prochain pour "détournement de fonds 
publics commis par un tiers et résultant de (sa) négligence". 
    Elle comparaîtra devant la Cour de justice de la République 
(CJR), seule juridiction compétente pour des faits commis par 
des ministres dans l'exercice de leurs fonctions. 
    A la question "allez-vous vous mettre en congé du FMI 
pendant le procès ?", Christine Lagarde répond : "Oui". 
    "Le soir et la nuit, je regarderai mes e-mails et je 
répondrai aux urgences. Il ne faut pas imaginer que je me mets 
en apesanteur de l'économie mondiale. Je vais faire ce que je 
ferais si j'étais en vacances", ajoute-t-elle dans un entretien 
à L'Obs à paraître jeudi. 
    "Mes avocats trouveront les moyens juridiques de faire face 
à cette situation étrange", poursuit la patronne du FMI, 
rappelant que l'instruction concernant le volet non-ministériel 
de cette affaire, où les juges soupçonnent un "simulacre 
d'arbitrage", est toujours en cours.  
    Priée de dire quelle serait son attitude vis-à-vis du FMI en 
cas de condamnation, Christine Lagarde répond: "On verra en 
temps utile. Je rappelle que le conseil d'administration du 
Fonds, depuis cinq ans et demi, m'a constamment renouvelé sa 
confiance." 
    Les juges de la CJR devront examiner le rôle de 
l'ex-ministre de l'Economie et des Finances dans la décision de 
recourir, en 2008, à un arbitrage pour solder le litige opposant 
l'homme d'affaires Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la 
revente d'Adidas. 
    La commission d'instruction de la CJR lui reproche d'avoir 
choisi la voie de l'arbitrage plutôt que celle de la justice 
ordinaire et de ne pas avoir formé de recours une fois la 
sentence prononcée, exposant l'Etat au paiement de montants 
indus. 
    La patronne du FMI encourt jusqu'à un an de prison et 15.000 
euros d'amende. 
 
 (Chine Labbé, édité par Gérard Bon) 
 
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