France-Célébrations de Noël sous haute surveillance

le
0
    PARIS, 24 décembre (Reuters) - Les célébrations chrétiennes 
de Noël se déroulent sous haute surveillance jeudi, un peu plus 
d'un mois après les attentats de Paris et alors que la France 
est toujours en état d'urgence. 
    A la veille des fêtes, la menace terroriste "elle est là 
elle est particulièrement importante", a déclaré mercredi à la 
presse le Premier ministre Manuel Valls.  
    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré 
mardi que tout était fait "pour que la sécurité soit garantie" 
durant les fêtes de fin d'année. 
    Il a précisé que des "gardes statiques" et des "patrouilles 
dynamiques" seraient assurées mais qu'il était impossible de 
mettre des policiers devant les 45.000 églises catholiques, 
4.000 temples protestants et 150 édifices orthodoxes de France.  
    Bernard Cazeneuve a également souligné que la sécurité des 
lieux de culte était "une coproduction entre l'Etat et les 
représentants des cultes", qui prendront un certain nombre de 
mesures.  
    Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole des évêques de 
France, a précisé qu'environ 140 lieux de culte catholique 
feraient l'objet d'une surveillance particulière en raison de 
leur notoriété et de l'affluence attendue. 
    Dans certains, "des personnes observent ceux qui entrent et 
demandent parfois d'ouvrir manteau et sac", a-t-il précisé sur 
Europe 1. 
    Il a néanmoins invité les fidèles à se retrouver à Noël 
"pour prier pour la paix".  
    Dans une circulaire adressée il y a une semaine aux 
directeurs des forces de sécurité et aux préfets, Bernard 
Cazeneuve a mis en garde contre "l'exceptionnelle force 
symbolique" que constituerait une attaque contre une église 
pendant les offices de Noël. 
    Il a insisté également sur les leçons à tirer des attentats 
du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, commis par des "individus 
désormais aguerris" avec "des modes opératoires nouveaux". 
    Bernard Cazeneuve a rappelé dans sa note les consignes 
édictées le 23 avril dernier, au lendemain de l'attentat évité 
contre une église de Villejuif (Val-de-Marne). 
    "Mais il n'y a pas à ce stade de menaces précises contre des 
églises", soulignait-on la semaine dernière au ministère de 
l'Intérieur. 
    Plus de 440 armes ainsi que 200 stocks de produits 
stupéfiants et un million d'euros en liquide ont été saisis dans 
le cadre des 2.898 perquisitions administratives effectuées 
depuis l'instauration de l'état d'urgence, a précisé Bernard 
Cazeneuve. 
    En outre, 346 personnes ont été interpellées, 297 placées en 
garde à vue et 51 écrouées, tandis que 384 personnes présumées 
dangereuses ont été assignées à résidence. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant