France-Cazeneuve promet des gendarmes et policiers synchrones

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    PARIS, 19 avril (Reuters) - Bernard Cazeneuve a annoncé 
mardi une nouvelle doctrine d'intervention des forces d'élite en 
cas de "tuerie de masse", comme lors des attentats de Paris, 
dans l'objectif d'assurer leur arrivée sur place en 20 minutes 
sur tout le territoire. 
    Les unités d'élite de la police et de la gendarmerie, 
appuyées par de nouveaux équipements, et dans un maillage 
"renforcé" du territoire, coordonneront désormais de manière 
rapprochée leurs actions en cas d'attaque terroriste, a assuré 
le ministre de l'Intérieur. 
    "L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais à 
l'unité, à la mutualisation et à la coopération, mobilisées pour 
l'intérêt général", a-t-il dit lors la présentation du schéma 
national des forces d'intervention. "Les Français attendent, 
lorsque la crise survient, une collaboration sans faille et de 
chaque instant." 
    Gendarmerie et police collaboreront désormais en cas 
"d'urgence absolue" sans préoccupation pour les divisions 
territoriales traditionnelles qui attribuent les zones rurales 
au GIGN (gendarmes), les zones urbaines au Raid (police), et 
Paris aux Brigades de recherche et d'intervention (BRI). 
    "Un seul et unique chef des forces d'intervention sera à la 
manoeuvre sur les lieux d'un attentat", a annoncé le ministre. 
    Pour signer la coopération entre les trois services, un 
exercice commun simulant un attentat doit se tenir mardi soir à 
la gare Montparnasse, à Paris. 
    Conformément aux mesures annoncées en janvier, le GIGN va 
être doté de quatre antennes régionales supplémentaires à 
Nantes, Reims, Tours et Mayotte, tandis que le Raid doit voir 
ouvrir d'ici 2017 des antennes à Toulouse, Montpellier et Nancy. 
    Les querelles de chapelles entre police et gendarmerie ont 
été ravivées par les attentats du 13 novembre, où la police 
(Raid et BRI) est intervenue en première ligne, au contraire des 
gendarmes du GIGN, qui étaient pourtant à proximité du Bataclan. 
    Des quiproquos le soir des attaques ont été dévoilés par 
Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des 
commissaires de la police nationale, le mois dernier devant la 
commission d'enquête convoquée à l'Assemblée nationale pour 
analyser les erreurs du 13 novembre.  
    Le 7 mars, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve 
avait réfuté toute faille dans la gestion de l'attentat du 
Bataclan devant la même commission.   
    Le GIGN et le Raid comptent environ 400 membres, tandis que 
les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) dénombrent une 
centaine d'hommes. 
 
 (Julie Carriat, édité par Yves Clarisse) 
 
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