France-Cazeneuve ne veut pas de défilé anti-loi Travail à Paris

le , mis à jour à 16:52
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    * Cazeneuve plaide pour un rassemblement statique à Paris 
    * Il juge inenvisageable toute autre forme de manifestation 
    * CGT et FO maintiennent à ce stade leur projet de défilé 
 
 (Avec lettre de Bernard Cazeneuve à Philippe Martinez) 
    PARIS, 20 juin (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur a 
demandé lundi à la CGT de "prendre en considération" la 
proposition du préfet de police de Paris de remplacer par un 
rassemblement statique la manifestation contre le projet de loi 
Travail prévue jeudi dans la capitale. 
    Dans une lettre adressée au secrétaire général de la CGT, 
Philippe Martinez, Bernard Cazeneuve menace en termes à peine 
voilés d'interdire toute autre forme de manifestation. 
    Un défilé comme celui du 14 juin, marqué par des violences 
et des dégradations, "n'apparaît pas envisageable", écrit-il. Il 
met en avant la mobilisation des forces de l'ordre contre la 
menace terroriste et pour la sécurité de l'Euro de football. 
    Il précise que le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a 
proposé à sa demande de remplacer cette manifestation par un 
rassemblement statique place de la Nation, le point d'arrivée 
envisagé par sept organisations, dont la CGT et Force ouvrière 
(FO), pour le cortège de jeudi. 
    "Je vous demande de prendre en considération cette 
proposition qui, aujourd'hui, apparaît comme la seule voie 
responsable de l'expression des revendications que vous portez", 
ajoute Bernard Cazeneuve. 
    Il rappelle que les violences du 14 juin, imputées pour 
l'essentiel à des casseurs, qui s'en sont notamment pris à une 
façade vitrée de l'hôpital pour enfant Necker, ont fait 28 
blessé parmi les policiers. 
    Cela porte à 554 le nombre de membres des forces de l'ordre 
blessés depuis le début du mouvement contre le projet de loi 
réformant le marché du travail, début mars, précise Bernard 
Cazeneuve, qui fait également état de 1.776 interpellations, 
1.198 gardes à vue et 95 condamnations pendant cette période. 
   Le Premier ministre, Manuel Valls, a accusé mercredi la CGT 
ne pas avoir su assurer le bon déroulement de la manifestation 
de la veille. Il a même accusé le service d'ordre du syndicat 
d'avoir eu une "attitude ambiguë" à l'égard des casseurs. 
     
    "SOURICIÈRE" 
    François Hollande et Manuel Valls ont menacé d'interdire 
tout nouveau défilé ne présentant pas de garanties contre le 
risque de dégénérer. 
    La CGT, FO et les cinq autres membres de l'intersyndicale 
n'en n'ont pas moins renouvelé leur appel à deux nouvelles 
journées de mobilisation, jeudi et le 28 juin.   
    Ces organisations ont déposé auprès de la préfecture de 
police de Paris, pour jeudi, un projet de parcours entre les 
places de la Bastille et de la Nation. 
    Pascal Joly, numéro un de la CGT Ile-de-France, a expliqué à 
Reuters le choix de cet itinéraire, plus court que celui de la 
semaine dernière, par des impératifs de sécurité. 
    "Je ne vois pas ce qui pourrait nous inciter à renoncer à 
notre droit constitutionnel de manifester", a-t-il ajouté. Il a 
cependant précisé que la décision serait prise in fine à sept : 
"Ça sera une réponse unitaire." 
    Son homologue de FO à Paris, Gabriel Gaudy, a pour sa part 
jugé inacceptable la proposition du ministère de l'Intérieur, 
relayé par le préfet de Paris, Michel Cadot. 
    "A chaque rassemblement place de la Nation on s'est fait 
canarder des deux côtés, par les forces de l'ordre et par les 
casseurs", a-t-il expliqué à Reuters. "Jamais on n'ira dans une 
telle souricière." 
    "Le Premier ministre prendra ses responsabilités. Nous, nous 
maintenons la manifestation telle que nous l'avons prévue" 
avait-il auparavant déclaré. 
    Selon lui, l'organisation du défilé de jeudi devait être à 
l'ordre du jour de réunions des bureaux confédéraux de FO et de 
la CGT lundi après-midi. "Il n'y a aucune raison qu'ils ne se 
prononcent pas dans le sens du maintien", a-t-il dit. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet) 
 
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  • xk8r il y a 7 mois

    il faut laisser les policiers faire leur travail

  • dotcom1 il y a 7 mois

    Cette fois-ci, ils ne pourront pas se dérober de leurs responsailités en cas d'incidents. Un pas de plus vers la dissolution de ces syndicats.