France-Cazeneuve monte le ton contre les violences

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    * Des jeunes continuent à manifester contre la loi Travail 
    * Des débordements à Paris et en province 
    * Cazeneuve promet de la fermeté contre les violences 
 
 (Avec déclarations Cazeneuve, contexte) 
    PARIS, 15 avril (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur a 
menacé vendredi de poursuivre "inlassablement" et avec "la plus 
grande fermeté" les jeunes qui manifestent violemment en marge 
du mouvement de protestation contre le projet de réforme du Code 
du travail. 
    Lors d'un déplacement à Orléans, Bernard Cazeneuve a jugé 
"intolérables" ces attaques contre des biens et des personnes, 
dont des enseignants et des policiers.  
    "Je veux (...) indiquer à ceux qui sont dépourvus d'idéal et 
qui sont animés par le seul instinct de la violence qu'ils 
seront inlassablement interpellés et poursuivis par les forces 
de police et par la justice", a-t-il déclaré à des journalistes. 
    "Cela s'est traduit par de nombreuses interpellations en 
province et à Paris (...) et cela se poursuivra", a-t-il ajouté. 
"J'ai donné de ce point de vue-là des instructions très fermes à 
mes services, qui les appliquent avec beaucoup de rigueur." 
    La Préfecture de police de Paris indique cependant que 
l'éventuelle interdiction de rassemblement Place de la 
République n'est pas à l'ordre du jour. 
    Environ 300 manifestants ont commis d'importants dégâts 
jeudi soir dans les Xe et XIXe arrondissement de Paris en marge 
du rassemblement Nuit debout, qui se tient tous les soirs depuis 
deux semaines sur cette place emblématique.   
    Ils s'en sont pris à des commerces, à du mobilier urbain, à 
des voitures électriques Autolib et à une antenne de Pôle 
emploi, dont la vitrine a été cassée, dans le Xe arrondissement. 
    Dans la journée, plusieurs dizaines d'interpellations 
avaient déjà été effectuées en marge de manifestations 
d'étudiants et de lycéens contre la réforme du Code du travail 
qui avaient dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre. 
    Heurts et interpellations ont aussi eu lieu dans plusieurs 
villes de province, dont Nantes, Toulouse et Montpellier. 
     
    L'UNEF DÉNONCE L'ENCADREMENT POLICIER 
    Le syndicat étudiant Unef, un des organisateurs des 
manifestations, dénonce un encadrement policier disproportionné 
et une remise en cause du droit de manifester. 
    "Ce genre de comportement participe aussi à la montée des 
tensions", a déclaré vendredi son président, William Martinet, 
sur iTELE. "Face aux violences, la responsabilité est aussi 
collective et on a le sentiment depuis un certain temps que les 
forces de l'ordre ne sont pas tout le temps irréprochables.".    
  
    "Le problème, ce n'est pas l'attitude des forces de l'ordre 
face aux casseurs, c'est l'attitude des forces de l'ordre face 
aux cortèges pacifiques", a ajouté William Martinet.  
    Il a cependant précisé que ses propos ne visaient pas les 
heurts de jeudi soir dans les Xe et XIXe arrondissements. "Ce 
sont des groupes de casseurs assez identifiés et c'est normal et 
légitime que les forces de l'ordre réagissent", a-t-il dit.     
    Le président de l'Unef a réitéré un appel à rejoindre une 
journée nationale de grèves et de manifestations organisée par 
les syndicats de salariés et les organisations de jeunesse le 28 
avril contre la réforme du Code du travail.  
    Les annonces faites lundi par le Premier ministre, Manuel 
Valls, en faveur des jeunes, n'ont pas désamorcé ce mouvement, 
même si celui-ci a baissé en ampleur. 
    "On peut à la fois reconnaître que, cette semaine, on a eu 
des annonces importantes sur l'insertion professionnelle des 
jeunes mais continuer à contester ce projet de loi travail", a 
fait valoir William Martinet. 
    Bernard Cazeneuve a pour sa part rendu hommage aux forces de 
police, qui ont montré, a-t-il dit, une "grande maîtrise de la 
situation" et un "grand sens républicains", alors que 151 
policiers ont été blessés depuis le début des manifestations.  
 
 (Myriam Rivet et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • CHANOMAR il y a 8 mois

    le temps que personne ne bouge en Europe comme Hollande ou Cazeneuve le moindre problème il n y a jamais personne regardez une centaine de jeune sur Paris et personne pour les arrêter des bisounourses ou était la bac et le groupe d interventions rapides

  • M1589075 il y a 8 mois

    Il ne faut pas faire comme les grenouilles qui coassent et partent se cacher quand il y a un danger. Il faut agir (même sans le dire ) et éviter les casses. C'est prévenir qu'il faut et la fermeté ce n'est pas dans le discours mais dans l'action et la M Cazeneuve vous êtes en dessous de tout!!