France-Cazeneuve dément toute inertie de l'Etat à Calais

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PARIS, 20 octobre (Reuters) - Le gouvernement a pris la question de la "jungle" de Calais à bras-le-corps comme aucun gouvernement ne l'avait fait jusqu'à présent, a affirmé mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en réponse aux critiques de "l'appel des 800". Plus de 800 cinéastes, écrivains, philosophes et intellectuels se sont mobilisés pour alerter l'opinion publique sur le sort réservé aux 6.000 migrants et réfugiés de la jungle de Calais, chiffre confirmé par le ministre. Dans leur appel, ils estiment que le "désengagement de la puissance publique" est "une honte dans un pays qui même en période de crise, reste la sixième puissance économique mondiale". "Au prétexte que des conditions de vie moins inhumaines pourraient produire 'un appel d'air' envers d'autres réfugiés, le gouvernement de notre pays a décidé de se défausser sur les associations et les bonnes volontés. Celles-ci sont admirables mais ne peuvent pas tout", écrivent-ils. Lors d'une conférence de presse, Bernard Cazeneuve a estimé que les signataires étaient "la voix d'une France mobilisée, solidaire, généreuse". Mais il a rejeté toute idée de désengagement. "Ce gouvernement a pris la question de Calais à bras-le-corps comme aucun gouvernement ne l'avait fait jusqu'à présent", a-t-il dit. Le ministre a égréné les mesures prises ces dernières années, de l'évacuation des squats et terrains occupés illégalement jusqu'à l'ouverture en janvier dernier d'un centre d'accueil de jour dont l'Etat assure le financement. Il a rappelé que la situation sanitaire des migrants faisait l'objet d'une mission dont les conclusions lui seront remises mercredi. Il décidera alors des adaptations nécessaires. Bernard Cazeneuve a également indiqué que le centre d'hébergement des personnes vulnérables serait porté de 100 à 200 places d'ici la fin de l'année. "Depuis 2015, plus de 1.000 migrants ont pu quitter Calais et bénéficier d'un hébergement pour demandeurs d'asile", a-t-il ajouté. La maire LR de Calais Natacha Bouchart, réagissant à l'annonce faite par la préfecture du Pas-de-Calais de la présence de près de 6.000 migrants dans la "jungle", a réclamé pour sa part l'aide de l'armée. "À partir du moment où nous avons une ville de 6.000 personnes à côté de chez nous dans laquelle nous ne savons pas ce qui se passe, il ne serait pas inopportun effectivement que l'armée puisse venir surveiller, rassurer, peut-être aussi démanteler certains réseaux", a-t-elle dit lundi sur BFM TV. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • sarestal le mardi 20 oct 2015 à 19:45

    Inquiétude vis à vis de la santé men ta le de notre g v t.Que celui ci étudie le rapport de la cour des comptes.96% des obligations de quitter le territoire français ne sont pas exécutées. DONC quasiment tout le monde reste en france et pendant le même temps, on demande au français de se serrer la ceinture sur les retraites, la sécu, etc etc. Cerise sur le gâteau , 10.000 migrants entrent en EU chaque jour !

  • dotcom1 le mardi 20 oct 2015 à 18:24

    Mais pourquoi les empêche-t-on de passer en Angleterre? C'est pourtant pour ca qu'ils sont coincés à Calais.