France-Cazeneuve défend la gestion de l'attentat du Bataclan

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    PARIS, 7 mars (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Bernard 
Cazeneuve a réfuté lundi toute faille dans la gestion de 
l'attentat du Bataclan le 13 novembre dernier, en particulier un 
éventuel attentisme des autorités dans la décision de 
neutraliser les assaillants. 
   Il était entendu par la commission d'enquête parlementaire 
sur les moyens mis en œuvre par l'État depuis janvier 2015 pour 
lutter contre le terrorisme. 
   Le président de la commission, Georges Fenech, a demandé au 
ministre de l'Intérieur pourquoi 2h40 s'étaient écoulées entre 
le début de l'attaque et l'assaut final des forces de l'ordre 
dans la salle de concert parisienne. 
    "On n'intervient pas comme ça dans une salle pour procéder à 
la neutralisation des terroristes", a répondu Bernard Cazeneuve. 
   "Dans un contexte comme celui-ci, où il y a des ceintures 
explosives, où le terrain est possiblement miné, où nous ne 
savons pas quel est le nombre de terroristes, et où ils sont, 
une intervention pour sauver des vies n'est possible que dès 
lors qu'il y a une maîtrise totale du lieu", a-t-il ajouté. 
    Le groupe Eagles of Death Metal se produisait au Bataclan 
lorsque des djihadistes ont pénétré dans la salle et ouvert le 
feu, tuant au fil des heures 90 personnes. Au total, 130 
personnes ont trouvé la mort à Paris ce soir-là lors d'attentats 
coordonnés. 
    Bernard Cazeneuve a rappelé que des membres de la Brigade 
anti-criminalité (BAC) étaient présents 15 minutes après le 
début de la fusillade et avaient alors tué l'un des assaillants. 
     
    "FIASCO DU RENSEIGNEMENT"? 
    Selon lui, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), 
qui avait vocation à intervenir, est arrivée sur les lieux à 
22h20, vingt minutes après avoir quitté sa base, et a 
progressivement investi la salle. L'assaut a été donné à 00h18. 
    Prié de dire qui avait donné l'ordre de l'assaut, Bernard 
Cazeneuve a répondu : "l'ordre est donné par le préfet de police 
après que j'ai moi-même donné l'ordre d'y procéder, puisque la 
sécurisation des lieux est intervenue". 
    La commission d'enquête a également relayé les 
interrogations de la famille d'une victime de l'attentat du 
Caire en 2009, soupçonnant un "fiasco du renseignement".   
    Selon l'avocat des parties civiles, Olivier Morice, 
l'information judiciaire a révélé que certains protagonistes, 
qui sont des proches des assaillants du 13 novembre, avaient 
déjà évoqué un projet d'attentat au Bataclan. 
    "Pourquoi ne pas avoir sécurisé le Bataclan ?", a demandé 
Georges Fenech. 
    "Je n'ai vu aucune note témoignant d'une menace particulière 
sur le Bataclan, mais une menace générale", sur ce type de 
lieux, a répondu Bernard Cazeneuve, tout en précisant qu'il 
n'avait pas accès au dossier judiciaire. 
    Le ministre a répété qu'il était impossible de placer en 
permanence des gardes statiques "devant chaque lieu accueillant 
du public".       
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • manx750 il y a 9 mois

    Faillite du pouvoir, qui refuse de reconnaitre son incapacité à surveiller nos frontières, à sécuriser les lieux publics et à protéger les citoyens français. et le pire, c'est la morgue avec laquelle le président, ses ministres et ses affidés nous assurent de leur compétence et de leur capacité à diriger un pays qui part à vau-l'eau ! Par dessus le marché une opposition complice qui n'ose ou ne veut même pas dénoncer les carences impardonnables du gouvernement hollandais!