France-Cazeneuve confirme l'interpellation de Coulibaly le 30/12

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PARIS, 21 janvier (Reuters) - Le ministre français de l'Intérieur a confirmé mercredi qu'Amedy Coulibaly, qui a tué cinq personnes les 8 et 9 janvier dans des attentats djihadistes, avait été contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, jugeant normal qu'il n'ait pas été arrêté. Selon le Canard enchaîné de mercredi, deux motards de la préfecture de police ont consulté le fichier des personnes recherchées lors du contrôle et vu une mention leur demandant d'obtenir des renseignements sans attirer l'attention pour un suspect appartenant à la mouvance islamiste. Ils auraient informé leur hiérarchie et les services antiterroristes, mais personne n'aurait réagi, selon l'hebdomadaire. Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l'Espagne avec sa compagne Hayat Boumeddiene, qu'il a déposée à l'aéroport de Madrid avec trois autres proches. Amedy Coulibaly est pour sa part revenu en France, où, au lendemain de l'attentat à Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre juifs dans un supermarché porte de Vincennes. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que le contrôle décrit avait bien eu lieu mais qu'il était normal qu'Amedy Coulibaly n'ait pas été arrêté, dans la mesure où il n'y avait contre lui "aucune incrimination pénale". Condamné pour des délits de droits communs, l'homme était inscrit depuis 2010 au fichier des personnes recherchées. "Dans le cadre de droit des règles qui s'appliquent dans notre pays, parce que la lutte contre le terrorisme implique aussi que l'on applique le droit, il a été contrôlé, au mois de décembre, il n'y avait contre lui aucune incrimination pénale", a expliqué Bernard Cazeneuve lors d'une conférence de presse. En revanche, il a démenti que l'information n'ait pas été prise en compte par la hiérarchie policière Selon le ministre, l'interpellation du 30 décembre a permis d'identifier Hayat Boumeddiene qui, selon les autorités turques, se trouve désormais en Syrie. "C'est d'ailleurs parce que (Coulibaly) avait fait l'objet de ce contrôle, ainsi que Hayat Boumeddiene que, lorsque son nom a été diffusé au terme d'une enquête rondement menée par les services de police, le nom de Hayat Boumeddiene a pu apparaître", a-t-il dit. (Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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  • M7018439 le mercredi 21 jan 2015 à 13:02

    Bande de nulles,pourquoi vous l'avez laissé filé,il serait encore vivant et en plus vous confirmez

  • j.delan le mercredi 21 jan 2015 à 12:30

    Cet aveu signe l'impuissance de notre systtème de défense et de la coordination de nos services, tout cela sans doute au nom de la non-stigmatisation ! Alors préparez vos mouchoirs.