France-Cambadélis réclame des éclaircissements à Montebourg

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    PARIS, 21 août (Reuters) - Jean-Christophe Cambadélis 
appelle Arnaud Montebourg, dans une interview au Journal du 
Dimanche, à lever les "ambiguïtés" de ses choix politiques, à 
quelques heures de l'annonce attendue de candidature à 
l'élection présidentielle de 2017 de l'ex-ministre du 
Redressement productif.  
    "La candidature de Montebourg n'est pas inattendue, elle est 
bienvenue", estime le Premier secrétaire du Parti socialiste 
dans les colonnes du JDD. "Je l'attends avec impatience pour 
répondre à mes interrogations: pourquoi a-t-il choisi François 
Hollande plutôt que Martine Aubry à la primaire de 2011?" 
    "Pourquoi lui, le 'démondialisateur', le keynésien, a-t-il 
avalé tout cru le traité européen et le pacte de 
responsabilité? Pourquoi a-t-il choisi Manuel Valls? 
L'ambiguïté est là", ajoute-t-il.   
    Figure de l'aile gauche du PS, Arnaud Montebourg devrait 
officialiser sa candidature lors de la traditionnelle Fête de la 
rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dans son fief 
électoral, ce dimanche  ID:nL8N1AY3HG . 
    La question de la participation de cet ancien allié de 
François Hollande devenu depuis deux ans l'un de ses principaux 
détracteurs, à la primaire de la gauche prévue en janvier 
prochain, reste, elle, une inconnue.  
    Outre Arnaud Montebourg, l'ancien ministre de l'Education 
Benoît Hamon, la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann et le 
membre du conseil national du PS Gérard Filoche ont annoncé 
qu'ils se lançaient dans la course vers 2017.  
    A la question de savoir si la multiplicité des candidatures 
est le signe que celle de François Hollande n'est pas légitime 
aux yeux des socialistes, Jean-Christophe Cambadélis répond : 
"J'observe surtout que les frondeurs n'ont pas réussi à 
s'accorder sur une candidature unique". 
    "Pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes, 
[la candidature de François Hollande] est une nécessité", 
ajoute-t-il. "Je crois qu'il se prépare à toutes les 
éventualités mais que la balance penche vers sa candidature. Il 
doit penser qu'on l'a enterré un peu trop vite." 
    Dans un recueil d'entretiens paru vendredi, François 
Hollande évoque son "envie" de briguer un nouveau mandat tout en 
prévenant qu'il ne le fera que s'il juge possible de gagner.   
 
 (Marine Pennetier, édité par Marc Angrand) 
 
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  • aerosp il y a 4 mois

    hollande ne doit pas avoir les yeux en face dans son palais