France-Cambadélis n'exclut pas une candidature Valls

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    PARIS, 24 octobre (Reuters) - Manuel Valls pourrait être le 
candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle si 
François Hollande choisit de ne pas briguer un nouveau mandat, a 
déclaré lundi matin le premier secrétaire du parti, 
Jean-Christophe Cambadélis.  
    L'éventualité d'une candidature du Premier ministre a pris 
du poids ces derniers jours, certains à gauche l'appelant à se 
poser en recours face à un chef de l'Etat encore davantage 
fragilisé par la publication d'un livre de "confidences" livrées 
à des journalistes. 
    "Le Premier ministre c'est un de nos présidentiables. C'est 
celui sûrement qui a aujourd'hui le plus de possibilités mais il 
y a d'autres candidats possibles", a dit Jean-Christophe 
Cambadélis sur France Inter en évoquant, "quatre ou cinq 
personnalités". 
    "Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste à 
la période actuelle", a-t-il ajouté en précisant cependant 
qu'"on n'en est pas là, pour l'instant nous ne savons pas si le 
président se présentera ou pas".   
    Pour le premier secrétaire du PS, "beaucoup de gens dans le 
parti socialiste, au gouvernement" soutiennent encore François 
Hollande, toujours très bas dans les sondages d'opinion. 
    Jean-Christophe Cambadélis a également tenté de minimiser 
les dissensions au sein du parti, en constatant que "les 
socialistes, ça fait partie de leurs gènes, ne sont jamais 
unis."     
    Relayant la position de Manuel Valls, qui a exhorté samedi 
son camp à l'union sous peine d'être "pulvérisé" en 2017 
 , le premier secrétaire du PS a appelé les 
socialistes au "calme", mettant en garde contre les sombres 
perspectives pour la gauche lors des scrutins du printemps.     
    "Il y a un risque que nous soyons très bas à l'élection 
présidentielle parce que nous n'aurons pas surmonté nos propres 
difficultés à présenter un candidat de rassemblement", a-t-il 
prévenu.  
    "C'est un risque qu'aux élections législatives le Front 
national soit beaucoup plus haut que les commentateurs, les 
analystes ne le disent aujourd'hui parce qu'il profitera de la 
radicalisation de la droite à droite", a-t-il ajouté.  
    Les anciens ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, 
candidats à la primaire socialiste de janvier, ont rejeté 
dimanche l'appel à l'unité lancé la veille par Manuel 
Valls.    
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • dhote il y a 12 mois

    Ils passent leur temps à critiquer les programmes de la droite et ils sont incapables d'en proposer un pour leur propre camp.