France-Cambadélis juge que Macron est un "ministre d'ouverture"

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PARIS, 29 septembre (Reuters) - Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a pris mardi ses distances avec Emmanuel Macron, le qualifiant de "ministre d'ouverture" après ses déclarations jugées iconoclastes voire de droite par la gauche du parti. Le ministre de l'Economie a multiplié ces dernières semaines les sorties sur les 35 heures, les fonctionnaires, le libéralisme qui serait de gauche ou le fait qu'être élu serait un "cursus d'un ancien temps". "C'est un ministre d'ouverture et le Parti socialiste ne polémique pas avec les ministres d'ouverture", a dit Jean-Christophe Cambadélis lors d'une conférence de presse. "Ce qu'il dit ne nous engage pas et ce que nous pensons ne l'engage pas. On en restera là", a-t-il ajouté, laissant entendre qu'Emmanuel Macron, qui n'a pas sa carte du PS, n'était pas socialiste. L'ancien président Nicolas Sarkozy avait plusieurs "ministres d'ouverture" dans son gouvernement, dont son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, un socialiste. Dans une interview au site internet MY-TF1, Jean-Christophe Cambadélis avait déjà jugé vendredi que la formule de Martine Aubry, exprimant son "ras-le-bol" au sujet d'Emmanuel Macron, était "partagée, y compris dans l'exécutif". La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a exprimé mardi sa perplexité au sujet de certains propos d'Emmanuel Macron. "Quand Emmanuel Macron dit que le libéralisme est une valeur de gauche je reste un peu interrogative. La liberté, sûrement. L'autonomie des personnes et des individus sûrement, mais la loi du plus fort certainement pas", a-t-elle dit sur iTELE. Jeudi dernier, invité de l'émission "Des Paroles et des Actes", le Premier ministre Manuel Valls avait estimé que le ministre de l'Economie était "une chance pour ce pays". Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, avait invité ironiquement Emmanuel Macron à rejoindre les rangs de son parti après sa sortie sur le statut des fonctionnaires. Le député LR Bruno Le Maire a pour sa part appelé le ministre de l'Economie a joindre le geste à la parole et à démissionner de la fonction publique comme lui-même l'a fait pour se lancer en politique. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • jyth01 le mardi 29 sept 2015 à 15:04

    Ya pas plus intolérant, égoïste et sectaire qu'un socialiste. Il sont dans le petit monde virtuel étriqué où ils croient détenir la vérité