France-Cambadélis évoque des candidats PS "possibles" en 2017

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PARIS, 4 décembre (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a évoqué jeudi la possibilité que François Hollande ne soit pas candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2017, alors qu'une primaire à gauche conserve des partisans. Il a cité comme candidats possibles dans une telle hypothèse le Premier ministre Manuel Valls, la maire de Lille Martine Aubry ou l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg. Le chef de l'Etat avait réaffirmé il y a un mois, lors d'une émission de télévision, qu'il n'aurait pas de raison de briguer un second mandat s'il échouait à faire baisser le chômage d'ici la fin de son quinquennat. Depuis, plusieurs membres du gouvernement ont plaidé en faveur d'une primaire à gauche à laquelle il serait inédit qu'un président sortant se confronte, et François Hollande semble s'être fait à l'idée. (voir ID:nL6N0TA4DB ) Un Congrès du PS doit se tenir en juin 2015 et la question d'une primaire pourrait y être tranchée avant même que François Hollande se détermine, puisqu'il lui restera deux ans pour voir la courbe du chômage s'infléchir. Appelé jeudi soir sur iTÉLÉ à commenter la réorganisation en cours à l'UMP, Jean-Christophe Cambadélis a évoqué des candidats "possibles" du PS, ouvrant une nouvelle fois la voie aux spéculations sur l'identité du représentant socialiste en 2017 même s'il a suggéré que le chef de l'Etat serait décideur. "Je pense que le paysage est plus éclairci à gauche même si le candidat possible, François Hollande, Manuel Valls ou d'autres, sont très bas", a dit le patron du PS. Invité à préciser sa pensée sur le candidat potentiel, il a ajouté : "Si François Hollande n'y allait pas, Manuel Valls, Martine Aubry, que sais-je encore, Arnaud Montebourg, etc." "François Hollande a été assez clair, il a dit que pour lui le problème du jour était le combat contre le chômage, que s'il n'avait pas réussi dans sa politique il ne voyait pas très bien pourquoi il pourrait concourir", a-t-il ajouté. "Il s'est fixé un objectif, peu d'hommes politiques le font de cette manière-là et il décidera en fonction de cet objectif. S'il décide en fonction de cet objectif qu'il est candidat, nous serons tous à même de le constater et les autres en tireront les conséquences." La France comptait fin octobre 3,460 millions de chômeurs en catégorie A, c'est à dire sans aucune activité, contre 2,923 millions fin mai 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande. (Gregory Blachier, édité par Gérard Bon)

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