France-Cahuzac devant la justice pour son compte caché

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    PARIS, 5 septembre (Reuters) - Le procès de Jérôme Cahuzac 
pour son compte caché à l'étranger, scandale le plus 
retentissant du quinquennat de François Hollande, a repris 
lundi, après une interruption en février pour des questions de 
procédure. 
    L'ex-ministre du Budget, qui n'a fait aucune déclaration à 
son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, est poursuivi 
pour fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de 
patrimoine lors de son entrée au gouvernement en mai 2012. 
    Le procès avait été suspendu le 10 février dernier après la 
transmission au Conseil constitutionnel d'une Question 
prioritaire de constitutionnalité sur le cumul des poursuites 
administratives et pénales en matière fiscale. 
    Pourfendeur de la fraude fiscale lorsqu'il était ministre de 
François Hollande, Jérôme Cahuzac, 64 ans, a été contraint à la 
démission en mars 2013 après les révélations sur son compte 
caché à l'étranger. 
    Il a reconnu devant les juges les faits qui lui sont 
reprochés.  
    Son avocat, Me Jean Veil, s'est refusé à tout commentaire 
avant la reprise du procès.  ID:nL8N1BC3T1  
    Les juges le soupçonnent d'avoir dissimulé des avoirs sur un 
compte bancaire situé dès 1992 en Suisse, et transféré à 
Singapour en 2009, via des sociétés écrans établies au Panama et 
aux Seychelles. Un transfert qui répondait à "une volonté 
d'opacité renforcée", selon l'accusation. 
    Son ex-femme, Patricia Ménard, est également poursuivie pour 
fraude fiscale et blanchiment pour avoir dissimulé une partie de 
ses revenus et de son patrimoine sur des comptes en Angleterre, 
sur l'Ile de Man et en Suisse. 
    Il est par ailleurs reproché au couple d'avoir utilisé les 
comptes bancaires de la mère de Jérôme Cahuzac pour y déposer 
des chèques provenant de l'activité de leur clinique, 
spécialisée dans les implants capillaires, en vue de dissimuler 
ces revenus à l'administration fiscale. 
    A leurs côtés, trois autres prévenus seront jugés pour 
blanchiment de fraude fiscale : la banque Reyl, qui a hebergé en 
Suisse le compte de l'ancien ministre, le banquier François 
Reyl, qui la dirigeait à l'époque des faits, ainsi qu'un avocat. 
    Tous trois sont soupçonnés d'avoir participé "activement" à 
la dissimulation des avoirs de l'ancien ministre. 
    Les audiences sont prévues les lundi, mercredi et jeudi 
jusqu'au 15 septembre, date à laquelle le jugement devrait être 
mis en délibéré. 
    Les prévenus encourent jusqu'à sept ans de prison et un 
million d'euros d'amende. 
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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