France-Budget 2017 bouclé grâce aux grandes entreprises-Presse

le , mis à jour à 16:11
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 (Actualisé avec Les Echos, précision de L'Opinion, corrige 
citation du Medef) 
    PARIS, 16 septembre (Reuters) - Le gouvernement français 
envisage d'augmenter l'an prochain le cinquième acompte de 
l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises et l'acompte 
versé par les banques sur un prélèvement, écrivent vendredi 
L'Opinion et Les Echos. 
    Ceci permettrait d'accroître les recettes de l'Etat pour 
solidifier l'objectif de réduction du déficit public sous la 
barre européenne de 3% du PIB, à 2,7% fin 2017, après 3,3% fin 
2016, sans pour autant augmenter les prélèvements. 
    Le secrétariat d'Etat au Budget s'est refusé à tout 
commentaire sur ces informations. 
    Mais le Medef a vu dans ce projet "une mesure de cavalerie 
budgétaire". 
    "En faisant payer en 2017 des impôts normalement dus en 
2018, Bercy obérerait ainsi de plusieurs centaines de millions 
d'euros les trésoreries de ces entreprises", écrit-il dans un 
communiqué. 
    "Pour financer les gestes consentis à l'approche des 
échéances électorales et tenir les objectifs annoncés d'un 
retour du déficit public à 2,7% du PIB l'an prochain, le 
gouvernement recourt à des stratagèmes budgétaires pathétiques 
qui nuisent à l'attractivité de notre pays", ajoute 
l'organisation patronale. 
    Le quotidien L'Opinion a précisé vendredi une première 
version de son article, en expliquant que ces mesures 
concerneraient l'année 2017, ce qu'écrivent Les Echos. 
    Selon Les Echos, le durcissement du cinquième acompte de 
l'impôt sur les sociétés, réservé aux entreprises à partir de 
250 millions d'euros de chiffre d'affaires, devraient apporter 
400 millions d'euros dans les caisses de l'Etat en 2017. 
    Selon L'Opinion et Les Echos, l'autre ponction envisagée est 
une généralisation à l'ensemble des capitaux mobiliers de 
l'acompte de 90% que versent en fin d'année les banques sur le 
prélèvement forfaitaire sur les plans d'épargne logement de plus 
de 12 ans. Les Echos y voient un gain de 400 millions d'euros.   
 
 (Jean-Baptiste Vey et Yann Le Guernigou, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • janaliz il y a 3 mois

    Un troupeau de menteurs séjournent dans les locaux de la république !

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