France-Bruno Le Maire s'adresse aux militants de l'UMP

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STRASBOURG, 21 novembre (Reuters) - A une semaine de l'élection à la présidence de l'UMP qui l'opposera à Hervé Mariton et Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire s'est adressé vendredi aux militants du parti auxquels il a promis de rendre la parole et d'en «finir avec le passé». «Les solutions aux problèmes de la France viendront des Français, les solutions aux problèmes de l'UMP viendront des militants de l'UMP; c'est à eux qu'il faut rendre la parole et le pouvoir», a lancé l'ancien ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion à Strasbourg. «La droite a perdu en 2012 parce qu'elle a déçu. La droite gagnera en 2017 si elle respecte ses promesses et si elle écoute les conseils des militants», a-t-il ajouté. Le député de l'Eure, qui a choisi comme slogan le «renouveau», a mis sur le compte d'une politique menée "d'en haut", l'incapacité de Nicolas Sarkozy, qu'il n'a pas cité, à supprimer les 35 heures, à imposer la TVA sociale ou à réformer durablement les retraites. «Il n'y a pas les énarques d'en haut qui savent mieux que personne ce qu'il faut pour le pays (). J'ai longtemps pensé ça», a avoué ce multidiplômé de 45 ans. Agrégé de français, germaniste, Bruno Le Maire a rejoint les Affaires étrangères au sortir de l'Ena, en 1998, corps dont il a démissionné en 2012 quand il est devenu député. Au projet de Nicolas Sarkozy de créer, en lieu et place de l'UMP, une nouvelle formation politique, l'ancien ministre a opposé le «bon sens». «Quand il y a 70 millions d'euros de dette, l'urgence absolue, ce n'est peut-être pas de détruire le parti pour en reconstruire un autre", a-t-il fait valoir. "Je veux rétablir les comptes du parti. Je veux qu'on arrête de payer quatre millions d'euros chaque année parce que nous ne respectons pas la loi sur la parité", a-t-il ajouté. L'ancien ministre a promis, s'il est élu, de rendre aux militants des fédérations, le pouvoir, aujourd'hui «confisqué par Paris» selon lui, de choisir leurs candidats aux élections locales et nationales. «La commission nationale d'investiture, c'est la règle du deal, du copinage et des clans», a assuré celui qui n'exclut pas de créer la surprise samedi prochain en imposant un second tour à Nicolas Sarkozy. Les 268.341 adhérents de l'UMP à jour de cotisation sont appelés à désigner le futur dirigeant du parti d'opposition par vote électronique, du 28 novembre à 20h00 (18h00 GMT) au 29 novembre à 20h00 (18h00 GMT). (Gilbert Reilhac; édité par Danielle Rouquié)

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