France-Bruno Le Maire ne veut pas d'un "pape de transition"

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    PARIS, 17 octobre (Reuters) - Bruno Le Maire, candidat à 
l'investiture présidentielle de la droite, a présenté lundi 
comme une faute la promesse de n'effectuer qu'un mandat de chef 
de l'Etat, estimant que la France n'avait "pas besoin d'un pape 
de transition". 
    Le député Les Républicains, crédité de 10% à 15% des 
intentions de vote en vue de la primaire de novembre, n'a pas 
prononcé le nom d'Alain Juppé, qui s'est régulièrement engagé à 
ne pas aller au-delà d'un quinquennat s'il était élu en 2017. 
    "C'est l'argument ultime: 'Ne vous inquiétez pas, je ne 
viens que pour cinq ans et après je partirai sur la pointe des 
pieds, je ne rendrai même pas de comptes aux Français'", a dit 
Bruno le Maire lors d'un meeting à Neuilly-sur-Seine, près de 
Paris. 
    "Elle est tombée bien bas notre démocratie de considérer 
qu'on peut se présenter devant le peuple français sans lui 
rendre des comptes à la fin de son mandat", a ajouté 
l'ex-ministre de l'Agriculture, qui se présente comme le 
champion du "renouveau". 
    "La France n'a pas besoin d'un pape de transition. La France 
a besoin d'un chef d'Etat qui ouvre une perspective et une 
vision pour l'avenir de notre pays", a-t-il encore déclaré. 
    Un sondage Ipsos-Sopra Steria publié par le Parisien 
Dimanche place Bruno Le Maire à la quatrième place des sept 
candidats en lice, avec 11% des intentions de vote, derrière 
François Fillon (12%), Nicolas Sarkozy (30%) et Alain Juppé 
(42%), inamovible favori depuis deux ans.   
    La primaire de la droite aura lieu les 20 et 27 novembre. 
 
 (Simon Carraud) 
 
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