France-Bertrand et Richert promettent de rassembler dans leurs régions

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    * Les présidents élus grâce à la gauche annoncent des 
initiatives 
    * Les présidents des nouvelles régions métropolitaines 
connus 
 
    LILLE/STRASBOURG, 4 janvier (Reuters) - Xavier Bertrand et 
Philippe Richert, deux hommes de droite devenus lundi présidents 
des régions du Nord et du grand-Est grâce à l'appui en décembre 
des voix de la gauche face au Front national, ont promis de 
gouverner en rassembleurs. 
    Seul candidat en lice, Xavier Bertrand a été élu à la 
présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie au terme 
d'un scrutin boycotté par le FN dont la présidente, Marine Le 
Pen, s'est mise en retrait de la sphère régionale. 
    Il a été élu dès le premier tour par 116 voix, le nombre 
exact de conseillers régionaux Les Républicains et apparentés. 
    "J'ai pleinement conscience que toutes les forces politiques 
régionales ne sont pas représentées dans cet hémicycle", a-t-il 
déclaré dans son premier discours. "Je réunirai, ici-même, une 
fois par trimestre les parlementaires régionaux et les élus des 
grandes collectivités." 
    Marine Le Pen, dont les troupes n'ont pas participé à un 
vote selon elle biaisé par le retrait des socialistes, a dit 
qu'elle se battrait désormais pour la présidentielle de 2017. 
    "Je ne me bats pas pour un poste mais pour des idées, et le 
combat pour nos idées continue", a-t-elle expliqué. 
    Lors de l'élection de décembre, la liste socialiste, arrivée 
troisième avec 18,12% des voix, avait décidé de se retirer entre 
les deux tours pour "ne pas prendre le risque de voir la région 
basculer à l'extrême droite". Xavier Bertrand avait remporté le 
second tour avec 57,77% des suffrages devant Marine Le Pen. 
    En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Philippe Richert, qui 
doit aussi sa victoire au soutien du PS, même si les socialistes 
locaux s'étaient maintenus, a également promis d'être un 
président de rassemblement, à l'écoute des minorités. 
     
    ASSOCIATION SANS COMPROMISSION 
    Elu avec 102 voix contre 46 à Florian Philippot, chef de 
file du Front national, et 20 bulletins blancs et nuls, dont 
ceux des 19 élus de gauche, il a salué, dans son discours 
d'investiture, "ceux qui nous ont rejoint au nom de valeurs et 
de principes qu'ils ont choisi de placer au-dessus de tout". 
    "Cette confiance aujourd'hui m'oblige. Je serai le président 
du rassemblement", a affirmé l'élu Les Républicains, un 
centriste de cette formation, en proposant également à la gauche 
de "s'associer à la gouvernance régionale sans se compromettre". 
    Selon la presse régionale, ce pourrait être par le biais 
d'une présidence de la commission des finances. 
    Il a également confirmé son intention d'impliquer les 
minorités non représentées au sein du Conseil régional par le 
biais d'une "conférence" qui serait consultée sur les grandes 
orientations politiques. Cette initiative permettrait notamment 
d'offrir un espace politique aux Verts et aux autonomistes qui 
avaient dépassé les 10% des voix en Alsace. 
    Philippe Richert a ajouté qu'il proposerait de limiter les 
indemnités des conseillers régionaux et de leur président à un 
taux inférieur à celui prévu par la loi. 
    Sur les 13 nouvelles régions qui sont devenues effectives le 
1er janvier 2016, la droite et le centre en dirigeront 7, Le PS 
et ses alliés 5, les régionalistes une (Corse).  
    Les présidents des régions dont les frontières n'ont pas été 
modifiées par le redécoupage décidé par la majorité socialiste - 
Jean-Yves Le Drian (PS) en Bretagne, François Bonneau (PS) en 
Centre-Val-de-Loire, Valérie Pécresse (LR) en Ile-de-France, 
Bruno Retailleau (LR) en Pays-de-la-Loire, Christian Estrosi 
(LR) en Provence-Alpes-Côte d'Azur et le régionaliste Gilles 
Simeoni en Corse - avaient été élus dès le 18 décembre. 
    Lundi, outre Philippe Richert et Xavier Bertrand, ont été 
élus Alain Rousset (PS) en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, 
Laurent Wauquiez (LR) en Auvergne-Rhône-Alpes, Marie-Guite Dufay 
(PS) en Bourgogne-Franche-Comté, Carole Delga (PS) en 
Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, et Hervé Morin (UDI) en 
Normandie. 
 
 (Pierre Savary et Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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