France-Benzema espère une fin heureuse à l'affaire Valbuena

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    * Publication du procès-verbal intégral de son audition 
    * Il y affirme avoir voulu "aider" Mathieu Valbuena 
    * Sa défense confirme qu'elle va porter plainte 
 
 (Actualisé avec Benzema sur TF1) 
    PARIS, 2 décembre (Reuters) - Le footballeur Karim Benzema, 
mis en examen dans l'enquête sur un chantage présumé aux dépens 
de son coéquipier des Bleus Mathieu Valbuena, dit espérer qu'il 
pourra rejouer en équipe de France avec ce dernier pour "gagner" 
l'Euro 2016.  
    L'attaquant du Real Madrid a été mis en examen avec quatre 
autres personnes pour son rôle présumé dans une tentative 
d'extorsion de fonds et placé sous contrôle judiciaire avec 
l'interdiction d'entrer en contact avec son coéquipier, ce qui 
complique la préparation des Bleus à sept mois de l'Euro 2016. 
    "Je ne joue pas un jeu, je suis là pour être sincère", 
dit-il dans un entretien à TF1 diffusé mercredi par TF1. 
    "J'espère que ça va bien se terminer (...) qu'on retourne 
tous en équipe de France pour gagner cet Euro", ajoute-t-il.  
    Les maîtres-chanteurs présumés auraient été en possession 
d'une vidéo intime embarrassante de Mathieu Valbuena. 
    Depuis le début, Karim Benzema nie toute implication dans un 
chantage. Mais Mathieu Valbuena, qui s'est dit "déçu" de 
l'attitude de son coéquipier, estime qu'il l'a "indirectement" 
invité à payer.   
    Le Monde publie mercredi l'intégralité du procès-verbal de 
l'audition de Karim Benzema qui a conduit à sa mise en examen. 
    Une "fuite" dont son avocat Alain Jakubowicz s'est dit 
"stupéfait" mercredi, confirmant son intention de porter plainte 
pour violation du secret de l'instruction.  
    "Est-ce que vous réalisez qu'un procès-verbal intégral avec 
les questions du juge, les réponses de Karim Benzema sont dans 
le journal ?" a-t-il déclaré sur RTL, affirmant toutefois que la 
publication du PV ne le "gêne pas parce que ces déclarations 
sont plutôt bonnes". 
     
    UN "GROS MALENTENDU" 
    Dans ce procès-verbal, Karim Benzema tient des propos 
souvent confus. 
    Il affirme ne pas avoir vu la "sextape" impliquant Mathieu 
Valbuena - "un pote", dit-il - mais lui en avoir parlé sur la 
foi de ce que lui en avait dit son "ami", Karim Zenati, qui 
l'avait vue et parlait d'une vidéo "chaude". 
    L'attaquant de l'équipe de France parle d'un "gros 
malentendu" avec son coéquipier. 
    "Au départ, je voulais le mettre au courant d'une histoire 
qu'il y avait sur lui et l'aider", dit-il dans le procès-verbal 
en affirmant avoir voulu l'orienter vers Karim Zenati pour que 
ce dernier l'aide à régler l'affaire s'il le désirait. 
    Il admet que les propos peu amènes, voire méprisants, qu'il 
tient sur Mathieu Valbuena dans ses conversations téléphoniques 
avec Karim Zenati écoutées par la police, sont inopportunes mais 
parle d'"un délire". 
    "Ce n'était que de l'aide, je n'avais rien d'autre derrière 
la tête, de chantage ou d'argent. De l'argent, j'en ai. Je n'en 
ai pas besoin. Karim (Zenati, NDLR) non plus. Je lui en donne de 
l'argent, il est employé dans ma société. Après, au téléphone, 
on a abusé, je m'en veux de parler de cette manière, parce que 
c'est pas bien." 
    "Franchement, j'ai la haine", conclut-il. 
    Le rôle dans cette affaire de Karim Benzema est plus que 
jamais au centre des attentions politico-médiatiques. 
    "Si (un sportif) n'est pas exemplaire, il n'a pas sa place 
dans l'équipe de France", a déclaré mardi le Premier ministre 
Manuel Valls sur Europe 1, ajoutant que si l'un de ses ministres 
était mis en examen, "il ne serait plus membre du gouvernement". 
   Pour Karim Benzema, "d'une certaine manière, c'est pareil. 
Quand on assume des responsabilités, quand on incarne l'équipe 
de France, il faut être exemplaire". 
    Alain Jakubowicz s'est dit mercredi "stupéfait" que le 
Premier Ministre "s'exprime sur cette affaire qui est en cours", 
tandis que l'ancien président Nicolas Sarkozy critiquait sur 
Europe 1 Manuel Valls pour ses propos. 
    "Ce n'est pas l'état de droit, pour moi", a dit le président 
des Républicains. 
 
 (Yves Clarisse, avec Sophie Louet et Chine Labbé, édité par 
Simon Carraud) 
 
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