France-Bayrou impute les attaques des sarkozystes à la "panique"

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 (Actualisé avec Juppé) 
    PARIS, 24 octobre (Reuters) - Le centriste François Bayrou, 
dont le soutien à Alain Juppé irrite certains candidats à la 
primaire de la droite, a estimé lundi que les attaques des 
partisans de Nicolas Sarkozy à son encontre étaient le reflet de 
leur "panique".  
    Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, 165 
élus proches de l'ancien président, dont François Baroin, Eric 
Ciotti, Maurice Leroy ou François Sauvadet, dénoncent le "retour 
opportuniste" du président du MoDem et plaident pour une 
alternance "solide, franche et visible". 
    "Ça sent la panique dans les rangs", a déclaré François 
Bayrou sur BFMTV au sujet des critiques dont il fait l'objet.    
  
    Pour le maire de Pau, qui avait appelé à voter pour François 
Hollande en 2012, "le responsable de l'entrée de François 
Hollande à l'Elysée, il n'y en a qu'un, c'est Nicolas Sarkozy".  
    "C'est Nicolas Sarkozy, par sa pratique, sa manière d'être, 
ses attitudes et ses gestes, qui a convaincu trois millions de 
Français qui n'étaient pas de gauche, d'empêcher qu'il soit 
renouvelé dans son mandat", a-t-il poursuivi.  
    Le soutien du président du MoDem au maire de Bordeaux a 
également été dénoncé, quoique de façon plus mesurée, par 
François Fillon, qui s'oppose à la conclusion d'accords 
électoraux avant la primaire.   
    François Bayrou a formellement démenti un hypothétique 
accord avec Alain Juppé sur une nomination à Matignon. "Non 
seulement il ne me l'a pas promis mais je ne le lui ai pas 
demandé", a-t-il dit.  
    Concernant les législatives, il a en revanche estimé qu'"il 
faudra une majorité équilibrée", précisant qu'il était 
impossible que la France soit "gouvernée par un parti qui 
représente 20%".  
    Bruno Le Maire, également candidat à la primaire de la 
droite, a également condamné l'attitude de François Bayrou.     
    "Ça fait tellement de temps qu'il est en politique, il a 
connu tellement de variations de bord qu'on ne sait plus très 
bien à quelle majorité il appartient", a-t-il dit lundi matin 
sur LCP.    
    Alain Juppé a jugé cette querelle "absurde". 
    "Ces attaques contre le centre sont un défi à tout ce que 
nous avons fait depuis des années et des années", a-t-il déclaré 
lundi à Bordeaux. "Nous ne gagnerons qu'ensemble et ce n'est pas 
en faisant la course à l'échalote avec le Front national qu'on y 
arrivera. C'est une stratégie perdante. Et moi je dis plus que 
jamais union de la droite et du centre."     
 
 (Myriam Rivet, avec Claude Canellas à Bordeaux, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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