France-Bayrou fustige les "pratiques honteuses" du camp Sarkozy

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    PARIS, 10 novembre (Reuters) - Le président du MoDem 
François Bayrou, cible récurrente de Nicolas Sarkozy, a souligné 
jeudi que les valeurs de l'ancien président étaient 
incompatibles avec les siennes, dénonçant les pratiques 
"honteuses" de ses proches.  
    A dix jours du premier tour de la primaire de la droite et 
du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017, le ton 
continue de monter entre le dirigeant centriste, soutien d'Alain 
Juppé, et le prédécesseur de François Hollande, second dans les 
intentions de vote derrière le maire de Bordeaux. 
    François Bayrou, à qui une partie de la droite voue une 
rancune tenace depuis qu'il a voté François Hollande au second 
tour de la présidentielle de 2012, est visé sans relâche par 
Nicolas Sarkozy et son entourage, qui espèrent ainsi affaiblir 
Alain Juppé.   
    "S'ils attaquent avec cette assiduité-là, c'est pour une 
raison profonde, c'est qu'ils ont peur de quelque chose", a 
estimé le maire de Pau sur BFM TV. "Ils ne sont pas rassurés 
parce qu'ils savent que mon principal combat c'est l'honnêteté 
dans la vie politique, que je ne laisserai jamais passer un 
certain nombre de leurs pratiques et de leurs habitudes". 
    "Ça veut dire quelque chose", a-t-il poursuivi. "Ils savent 
que si j'ai la moindre influence, la moindre capacité de me 
faire entendre dans les mois et les années qui viennent, je 
n'accepterai pas que ces pratiques, qui sont honteuses, dont 
j'ai honte pour mon pays, se perpétuent".  
    Le troisième homme de l'élection présidentielle de 2007 a 
épinglé entre autres les époux Balkany, mis en examen pour 
blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de 
corruption.  
    Il a fait également allusion aux accusations de financement 
libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, évoquant des 
"indices de valises d'argent liquide provenant de pays du 
Moyen-Orient qui se sont déversées sur ces milieux-là".      
    Il évoque enfin la convocation de la directrice générale du 
Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde devant la 
Cour de justice de la République le 12 décembre prochain dans 
l'affaire de l'arbitrage Tapie.  
    "Est-ce que quelqu'un a posé la question de savoir sous les 
ordres de qui, sous l'injonction de qui, Mme Lagarde (ministre 
de l'Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy à 
l'époque-NDLR) a participé à cette affaire que la justice 
qualifie d'escroquerie en bande organisée?", a dit François 
Bayrou.  
    Voilà pourquoi "il y a cet affrontement de fond : entre le 
système Sarkozy-Balkany et moi, il y a en effet une 
incompatibilité de valeurs".  
 
 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) 
 
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  • .jpeg il y a 11 mois

    Bayrou c'est celui qui a basé sa carrière politique sur une taloche donnée à un gamin de banlieue

  • 2010jpge il y a 11 mois

    Xophe3 :d'accord avec vous .

  • aerosp il y a 11 mois

    enfin quelqu'un qui dit les choses

  • Xophe3 il y a 11 mois

    BAYROU est trop honnête pour faire de la politique

  • M6445098 il y a 11 mois

    Bayrou, c'est bien celui qui se fait passer pour un agriculteur afin de ne pas payer l'ISF?! c'est « légal », mais pas très moral de la part de quelqu'un qui se prévaut de "valeurs"...

  • ppww il y a 11 mois

    bayurou dit la vérité. Bismuth n'est qu'un magouilleur sans aucun scrupule

  • frk987 il y a 11 mois

    couché le félon !!!!

  • ppww il y a 11 mois

    sarko veut se faire passer pour l homme du peuple... tu parles!

  • JODHY il y a 11 mois

    le Judas s'exprime

  • ppww il y a 11 mois

    bismuth l homme qui n a rien à cacher