France-Bayrou estime qu'Hollande ne tiendra pas jusqu'en 2017

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PARIS, 26 octobre (Reuters) - François Bayrou estime que François Hollande ne peut pas tenir jusqu'en 2017 avec sa majorité actuelle, "déchirée" selon le président du Mouvement démocrate (Modem) qui dit souhaiter une dissolution de l'Assemblée nationale. La semaine dernière a été marquée par une nouvelle crise au Parti socialiste après le vote de justesse de la partie recettes du budget 2015, sur laquelle une trentaine de députés PS, dont trois ex-ministres, se sont abstenus. (voir ID:nL6N0SH3KN ) Interrogé sur la capacité de François Hollande à gouverner dans un tel contexte, le maire de Pau, qui avait appelé à voter pour le socialiste au second tour de la présidentielle en 2012, a estimé dimanche qu'il ne le pouvait plus et devait s'en remettre au peuple. "Je ne suis pas sûr qu'il puisse tenir jusqu'en 2017, en tout cas dans la configuration actuelle, avec une majorité déchirée", a dit François Bayrou lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. "Quand on s'abstient et qu'on est dans la majorité, ça veut dire qu'on est contre (...). C'est un message extrêmement rude, extrêmement dur, qui a été suivi d'une espèce d'épisode de guerre civile dans le parti au pouvoir", a-t-il ajouté. "En outre, le soutien de l'opinion publique n'existe plus", a-t-il encore dit alors que le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche témoigne d'une méfiance envers le président toujours forte, avec 14% de satisfaits contre 84% d'insatisfaits. Après le vote de la partie recettes du projet de loi de finances, le Premier ministre Manuel Valls et des membres du gouvernement avaient fustigé l'abstention d'anciens ministres, dont Benoît Hamon, certains s'interrogeant même sur leur présence au sein du PS. "Je ne vois pas ce qui peut permettre (à François Hollande) de tenir", a insisté François Bayrou, ajoutant qu'il ne pensait pas à une démission du chef de l'Etat. "Je n'ai pas dit partir, je pense qu'en Ve République, le président de la République ne s'en va pas", a dit le dirigeant centriste, jugeant improbable un référendum. Il dit souhaiter une dissolution de l'Assemblée nationale, "pour que le peuple exprime son jugement sur la politique suivie et la manière dont elle est suivie". (Gregory Blachier, édité par Danielle Rouquié)

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  • birmon le dimanche 26 oct 2014 à 11:06

    Le Président Hollande a la légitimité constitutionnelle mais il n' à plus de puis longtemps la légitimité démocratique. Les députés socialistes Ne scieront pas la branche juteuses sur laquelle ils sont assis. Seule la rue pourrait faire entendre raison à Hollande. Mais qui pourra le remplacer?