France-Bayrou demande une enquête sur des accusations de Buisson

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    PARIS, 29 septembre (Reuters) - Le président du MoDem, 
François Bayrou, a demandé jeudi une enquête sur les accusations 
de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, 
concernant l'attitude de ce dernier quand il était encore 
ministre de l'Intérieur. 
    Dans son livre à charge "La Cause du peuple", Patrick 
Buisson raconte que Nicolas Sarkozy a laissé faire des casseurs 
aux Invalides, à Paris, le 26 mars 2006, lors du mouvement 
contre le Contrat premier embauche (CPE). 
    Selon l'ancien conseiller de celui qui sera élu un an plus 
tard à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy voulait 
apparaître comme l'homme fort du gouvernement face au Premier 
ministre de l'époque, Dominique de Villepin, son rival. 
    "Si c'est vrai, c'est une forfaiture, c'est-à-dire quelqu'un 
qui trahit sa mission au profit de ses intérêts", a dit François 
Bayrou, qui a qualifié sur Europe 1 de "très graves" ces 
allégations. "Il faut qu'il y ait une enquête." 
    Interrogé mercredi soir sur France 2, Patrick Buisson, qui 
fut l'éminence grise de Nicolas Sarkozy pendant ses campagnes 
présidentielles de 2007 et 2012 et durant son quinquennat, a 
réitéré ses accusations. 
    Il a assuré qu'il avait rapporté "très fidèlement" des 
propos de l'ancien chef de l'Etat : "Il le racontait très 
volontiers et à d'autres interlocuteurs que moi ; ça faisait 
partie de ses faits d'armes, c'était son Waterloo." 
    Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite pour 
l'élection présidentielle de 2017, a répliqué, lors d'une 
réunion publique à Chantilly, près de Paris, que "rien" ne le 
détournerait de son projet de reconquête du pouvoir. 
    "Quand on aspire à conduire le destin de son pays, on ne se 
laisse pas impressionner, par personne, par la moindre manoeuvre 
aussi grossière soit-elle", a-t-il dit. "Quand on sait l'ampleur 
des défis que la France doit relever, on ne recule pas (...), 
même devant la bassesse, même devant l'outrance, même devant la 
calomnie, même devant la trahison."      
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M1461628 il y a 2 mois

    Libération a exhumé son article de l’époque et le récit de ses journalistes correspond aux paroles de Patrick Buisson et au témoignage de l’ancien CRS : « Les CRS paraissent indifférents à ce qui se joue au milieu de l’arène. Ils regardent sortir les jeunes dépouillés, certains le visage en sang. Les policiers infiltrés assistent au jeu de massacre. Les interpellations tardent. Vers 19 heures, tout est fini », écrivait le quotidien il y a dix ans.

  • Ja_smith il y a 2 mois

    La place de légitime Sarkozy est en cellule. Ce n'est pas nouveau

  • M1461628 il y a 2 mois

    Dans toutes les autres démocraties du monde Sarkosy serait contraint de renoncer dans une telle situation

  • M1461628 il y a 2 mois

    Tous les propos de Buisson sonnent justes.....c'est pour cela qu"ils font mal....

  • M1461628 il y a 2 mois

    L'ADN de Sarkosy a toujours été de privilégier ses intérêts personnels à sa mission à la tête de la France......Qui peut aujourd'hui avoir le moindre doute la dessus ?

  • adacunto il y a 2 mois

    Mr BAYROU rester dans votre coin ,vous n'avez rien à faire en politique,vous ne représentez rien.Demandez à François pourquoi il n a pas fait intervenir les forces de l'ordre contre les casseurs lors des manifestations contre la loi travail.Les français attendent votre explication

  • M999141 il y a 2 mois

    Le traitre fait les coups bas pour son ami et ex condamné de Juppé. De toutes façons, il est fini