France-Baylet (PRG) estime avoir été entendu par l'exécutif

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PARIS, 17 octobre (Reuters) - Jean-Michel Baylet a estimé vendredi que le Parti radical de gauche avait été entendu par le gouvernement après avoir menacé de lâcher la majorité et de retirer ses trois ministres si son parti n'était pas mieux considéré. Le président du PRG a indiqué lors d'une conférence de presse que la décision finale appartiendrait au comité directeur du parti mais qu'à titre personnel, il était satisfait du "pacte de gouvernement" négocié avec le Premier ministre, Manuel Valls. "En ce qui me concerne, je ne pousserai pas à la sortie du gouvernement compte tenu de la manière dont le président de la République et le Premier ministre nous ont tendu la main", a-t-il dit. "Je peux dire qu'on a été entendus, y compris quant à la méthode". Jean-Michel Baylet a précisé avoir obtenu satisfaction sur "un grand nombre de nos demandes", dont le maintien pour moitié des départements ruraux dans le cadre de la réforme territoriale. De même, les radicaux de gauche seront associés "en amont" aux décisions gouvernementales, notamment lors des réunions de la majorité du mardi matin, a-t-il précisé. Jean-Michel Baylet n'a pas obtenu, en revanche, l'abandon de plusieurs mesures décidées par Matignon, comme la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu et des mesures d'économies dans la politique familiale. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait déclaré un peu plus tôt "ne pas douter" que le PRG resterait au sein du gouvernement. Dernier allié du Parti socialiste, le PRG a fait jouer le fait que le gouvernement avait besoin du vote des 17 députés radicaux pour faire passer un certain nombre de textes. Jean-Michel Baylet a encaissé difficilement d'avoir perdu son poste de sénateur le 28 septembre dernier, rendant le couple exécutif responsable de sa chute. (Gérard Bon, édité par Sophie Louet)

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